Bientôt la fin du remboursement des cures thermales ? "Sans, je ne viendrais pas", confie une curiste, qui confirme la crainte des communes qui dépendent de cette activité
Les villes thermales sont vent debout contre l'idée d'un déremboursement. Le gouvernement voudrait ainsi économiser 200 millions d'euros par an sur le budget de la Sécurité sociale. La mesure est en débat : chaque…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. C'est un incontournable de la cure thermale à Niederbronn-les-Bains (Bas-Rhin) : la séance de gymnastique douce dans une eau chargée de minéraux, avant de passer aux autres eaux.
"J'ai eu pas mal de soucis de santé et depuis que je viens ici, ça m'apaise. J'ai moins de douleurs articulaires", confie Claudie Schneider, curiste. Des bienfaits sur les rhumatismes pour lesquels les curistes suivent 18 jours de soins : 650 euros la cure, payés en partie par la Sécurité sociale.
Mais cette prise en charge, le gouvernement envisage de la supprimer. Elle est pourtant essentielle pour Agathe Martin, curiste : "C'est trop cher. Sans le remboursement, non, je ne viendrais pas", assure-t-elle.
Et les curistes seraient nombreux à être dans la même situation selon la responsable des thermes, qui craint de perdre beaucoup de clientèle. "Même si les mutuelles devaient jouer le jeu, de toute façon les mutuelles augmenteraient pour ces curistes, qui ont déjà une petite retraite. Donc, pour eux, ce serait difficile et beaucoup feraient abstraction de leurs cures, ou n'iraient qu'une année sur deux, ou une année sur trois", pointe Nadine Krieger, responsable d’exploitation des Thermes de Niederbronn-les-Bains.
L'économie locale dépend des curistesUn danger pour la survie des thermes, mais aussi pour l'économie de toute une ville. Car les 2 500 curistes qui viennent chaque année à Niederbronn-les-Bains sont aussi des clients, comme dans une boulangerie-salon de thé. "Effectivement, on a pas mal de curistes qui viennent avant ou après leur séance de cure", confirme Guillaume Hoffmann, boulanger pâtissier.
Des clients devenus essentiels pour tous les commerces de la ville : boulangerie, restaurants, logements de tourisme, ou même, plus étonnant, un magasin de chaussures. "On dépasse les 10%, entre 10 et 15%, quand même. Et ce sont des clients qui peuvent même être réguliers, puisqu'ils reviennent tous les ans", indique Denis Thierse, chausseur cordonnier.
Alors, difficile pour cette petite ville de 4 500 habitants d'imaginer perdre ses thermes centenaires. "On est une ville rurale, on a cette chance d'avoir encore une ville commerçante, alors vous imaginez le danger que ça peut porter sur cette ruralité, encore une fois", souligne Jonathan Sommer, maire (NE) de Niederbronn-les-Bains. Partout en France, les élus des villes thermales se mobilisent donc contre une mesure qui permettrait, selon le gouvernement, d'économiser 200 millions d'euros.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo28 oct., 16:07
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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