Les ports français et européens touchés par une grève des dockers
La CGT des travailleurs portuaires réclame une hausse de salaires et conteste la « militarisation » des ports.
Un mouvement de grève a touché les ports français mais également européens, ce vendredi. Des syndicats de dockers ont appelé à une grève de 24 heures, réclamant une augmentation des salaires ainsi qu’un arrêt de la « militarisation » des ports. La CGT des travailleurs portuaires du Havre a affirmé qu’il n’y avait « ni chargement ni déchargement » dans le premier port dans le domaine des porte-conteneurs de l’Hexagone.
Haropa Port, qui gère Le Havre et Rouen, a pourtant indiqué de son côté que les impacts sur l’activité étaient limités, avec une escale de navire de croisière annulée et huit escales retardées au Havre. À Dunkerque, les terminaux pour le vrac, les liquides divers, les carburants ou d’autres marchandises non transportées en conteneurs étaient « totalement bloqués », selon la CGT. Au port de Nantes-Saint-Nazaire, « neuf navires étaient à quai et n’ont pas pu être traités », ont indiqué les autorités portuaires.
Des revendications aussi larges que vagues Le premier appel à la grève de vendredi a été lancé par le Conseil européen des dockers (European Dockworkers Council, EDC). Il s’agit de dire non à la guerre et à la militarisation des ports. Les syndicats européens s’opposent notamment à un projet de règlement pour favoriser la « mobilité militaire », en facilitant le transit de matériel de défense via les infrastructures civiles de transport.
La Grèce a été particulièrement touchée. » LIRE AUSSI - Ports, compagnies… Le secteur maritime français ciblé par une vaste campagne de cyberattaques prorusses En France, le syndicat des dockers a ajouté des revendications plus locales. Il conteste des mesures du projet de budget du gouvernement français qui, selon lui, « détruisent nos systèmes de solidarité ».
Et réclame l’augmentation du smic et des salaires plutôt que des primes pour les dockers. Ils affirment se mobiliser pour « la jeunesse, l’avenir du service public d’éducation, la Sécurité sociale, les hôpitaux et les retraités ». Des revendications aussi larges que vagues, donc.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro30 oct., 19:50
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