Petits colis : le patron du prêt-à-porter féminin se réjouit de la chute des envois mais estime que "la guerre contre Shein n'est absolument pas gagnée"
Le gouvernement a indiqué mercredi que le nombre de petits colis envoyés en France avait chuté entre juin et août, d'après les montants de TVA déclarés, y voyant des "résultats tangibles" de la mise en place d'une taxe…
La chute des envois de petits colis "ne peut que me réjouir", réagit jeudi 29 octobre sur franceinfo, Yann Rivoallan, le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. Le gouvernement français a expliqué mercredi 28 octobre que le nombre de petits colis envoyés en France avait chuté entre juin et août, d'après les montants de TVA déclarés, y voyant des "résultats tangibles" de la mise en place d'une taxe européenne en juillet. Mais selon le représentant du prêt-à-porter féminin "l'analyse d'une corrélation entre la taxe européenne et cette baisse" est "trop rapide".
À lire aussi La taxe européenne sur les petits colis chinois fait chuter les importations de 30 à 40% dans l'UE, selon le ministère de l’Economie "La guerre contre Shein n'est absolument pas gagnée", explique Yann Rivoallan, "car ses investissements dans un nouvel entrepôt en Pologne lui permettent d'éviter de payer 100% de la taxe européenne petits colis". Même si le volume des petits colis a baissé de 48%, "cela reste toujours des milliards" d'envois, déplore le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin. "Pousser l'Europe à mettre en place la loi française"Il souligne aussi que "le chiffre d'affaires de Shein a baissé dès le deuxième trimestre donc bien avant la mise en place de la taxe européenne".
C'est plutôt lié, selon Yann Rivoallan, "à une baisse d'investissements drastique des plateformes dans la publicité sur la majorité des canaux". L'entrée en bourse de Shein l'oblige à "une meilleure conservation des marges", justifie-t-il. À lire aussi La taxe sur les petits colis sera "plus efficace au niveau européen", réagit l’Alliance du Commerce Le président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin estime que pour contrer ces plateformes, il "faut pousser l'Europe à mettre en place la loi française" qui "interdit à toutes ces plateformes de faire de la publicité".
Cette méthode "se démontre efficace", indique-t-il.
Pourquoi « Vérifié »
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- BFM Business28 oct., 10:50
- Franceinfo29 oct., 08:01
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