Égypte : une économie convalescente à l’épreuve des tensions du Moyen-Orient
DÉCRYPTAGE - Le pays a surmonté sa pénurie de dollars et retrouvé une croissance solide. Mais sa dépendance énergétique, le poids de la dette et la lente ouverture au secteur privé fragilisent son redressement.
L’Égypte va mieux, mais elle n’est pas sortie d’affaire. La banque centrale a relevé ses taux de 1 point la semaine dernière, portant son principal taux d’opération à 20,5 %. Une décision surprise, la première hausse depuis mars 2024, qui révèle la fragilité du redressement égyptien.
Malgré une inflation annuelle retombée à 13,9 % en septembre, loin du pic de 38 % en 2023, les tensions régionales et leurs conséquences sur les prix de l’énergie menacent la reprise. L’activité résiste pourtant. Selon les projections du FMI en octobre, la croissance égyptienne atteint 5,1 % sur l’exercice 2025-2026, et elle devrait ralentir à 4,7 % en 2026-2027.
Un pays beaucoup plus résilient qu’avant « C’est un pays beaucoup plus résilient qu’il ne l’était auparavant pour absorber des chocs externes », souligne Victor Lequillerier, responsable d’études économiques chez Bpifrance. Le contraste avec la crise déclenchée en 2022, après l’invasion de l’Ukraine, est net.
Pas encore recoupée
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- Le Figaro3 nov., 16:05
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