Tarif fixe ou indexé ? On vous explique comment s'y retrouver dans la jungle des prix du gaz, au moment où les prix flambent
Dix millions de foyers utilisent le gaz au quotidien en France, mais tous ne paient pas le même prix selon les offres. Avec le retour du froid, franceinfo vous aide à y voir plus clair.
A l'heure de rallumer le chauffage, il est aussi temps de se plonger dans sa facture pour éviter les mauvaises surprises. Le prix repère de vente de gaz naturel, qui augmente de 6,6% dimanche 1er novembre, a bondi de 42,3% depuis le début de l'année en raison de la guerre au Moyen-Orient. Il s'établit à 194,90 euros TTC le mégawattheure (MWh), contre 136,88 euros/MWh en janvier.
Ce tarif de référence établi par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a des conséquences sur les prix proposés par les fournisseurs. Comme pour l'électricité, il existe actuellement deux grands types d'offres : celles à prix fixe (quatre millions de ménages) et celles à prix indexé (six millions de ménages). Les premières garantissent un prix bloqué sur le gaz durant toute la période d'engagement auprès de votre fournisseur.
A l'inverse, les secondes varient chaque mois en fonction du prix repère de la CRE. Il existe par ailleurs des offres dont les prix ne sont pas indexés sur des références publiques ou sont laissés à l'appréciation du fournisseur, mais elles sont déconseillées par le médiateur national de l'énergie. Les offres à prix fixe, "un choix sécurisant"Dans un contexte de grandes turbulences en raison notamment de la guerre au Moyen-Orient, les offres à prix fixe constituent "un choix sécurisant", explique l'association de consommateurs Que Choisir ensemble sur son site.
"Entre les fluctuations du marché et la hausse du prix repère, nous conseillons aux ménages de souscrire à un prix fixe pendant la crise", développe auprès de franceinfo Clarisse Berger, chargée de mission Energie et logement pour l'organisme. Elle rappelle toutefois qu'il y a deux types d'offres à prix fixe : celles dont le tarif est garanti pendant toute la durée du contrat, et celles où certaines composantes (comme le tarif d'acheminement) peuvent venir modifier le coût total. Dans tous les cas, une évolution de la fiscalité peut faire varier les prix.
À lire aussi Quelles sont les solutions pour faire baisser sa facture de gaz ? Hors période de crise, ces offres à prix fixe sont souvent légèrement plus chères, ce qui pousse certains à choisir une autre option. Nénamoins, elles apparaissent plus avantageuses actuellement, comme l'a constaté franceinfo sur le comparateur du médiateur national de l'énergie.
Les offres à tarif fixe d'EDF et TotalEnergies étaient par exemple moins chères que leurs offres indexées. Toutes les offres sont sans engagement"Tous les clients qui ont signé des offres à prix fixe au début de l'année sont plutôt protégés face à la hausse du prix du gaz", confirme Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting et Terra Nova. Il voit dans les offres indexées des paris risqués puisque les prix "peuvent monter à tout moment".
En revanche, une baisse des prix se répercutera directement sur la facture. "On constate qu'il y a une méconnaissance des ménages sur les fournisseurs et encore plus sur les offres proposées", note Clarisse Berger. Elle rappelle que toutes les offres sont sans engagement.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Franceinfo rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Franceinfo1 nov., 07:39
| Éditeur Franceinfo (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
/2026/10/28/6ae21fe8b5976265380107.jpg)