Grève du 5 novembre : "Dans ce pays qu'on pensait un peu atone, la jeunesse nous a réveillés", estime Léa Balage El Mariky, députée Écologiste et Social
Invités du "Duel", jeudi 5 novembre, Léa Balage El Mariky, députée du groupe Écologiste et Social, et Jad Zahab, porte-parole de Gabriel Attal, tirent de premières conclusions de la mobilisation de cette journée à…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du duel ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Perrine Storme : On va revenir sur cette journée de mobilisation à l'appel de l'intersyndicale, avec les chiffres communiqués ce soir par la CGT : 350 000 personnes dans la rue à Paris et 1 600 000 personnes selon la CGT dans toute la France, et selon Beauvau, un bilan provisoire à 600 000 manifestants.
Léa Balage El Mariky, comment qualifiez-vous cette journée ? Léa Balage El Mariky : C'est un signe d'espoir. Plus d'un million de personnes, 1 600 000 personnes, qui se déplacent selon la CGT, pour porter leurs revendications, leur colère, mais ensemble, en faisant converger les revendications des lycéennes et des lycéens, et des salariés, qui n'en peuvent plus… On parle aussi du pouvoir de vivre, des cadres qui diminuent, celui des fonctionnaires qui a baissé de près de 20% en 10 ans.
Bref, tout le monde a des raisons d'être en colère, et en même temps, il y a un espoir parce que dans ce pays qu'on pensait un peu atone, la jeunesse nous a réveillés, a fait peut-être émerger cette espérance. C'est elle qui a été l'agent de lancement de ce mouvement social ? Je crois qu'elle nous a réveillés, toutes et tous : responsables politiques, militants, syndicalistes, et qu'elle nous a indiqué le la.
Vous étiez endormis, chez les écologistes ? Non, pas endormis, mais peut-être parfois résignés, en se disant qu'il y avait une colère qu'on sentait poindre, mais qu'on n'étaient pas en capacité de pouvoir se rassembler. Quand je vois le formidable élan des lycéens qui s'est constitué, quand je vois la manière avec laquelle ces lycéens nous ont inspirés…Vous êtes surprise par cette mobilisation ?
Pas surprise, je suis enthousiasmée. J'ai vécu une manifestation, j'ai adoré, j'ai chanté, j'ai dansé à côté des manifestants. C'était un vrai moment de joie et c'est pour ça que quand la colère s'exprime aussi dans cette capacité à pouvoir faire ensemble, ça veut dire qu'on va pouvoir faire de grandes choses, et que cette échéance qu'on annonçait très sombre, celle de l'élection présidentielle, je crois qu'il existe dans notre pays l'espoir que nous puissions gagner.
Jad Zahab, est-ce que vous aussi, de votre côté, vous avez été surpris par l'ampleur de cette mobilisation aujourd'hui ? Jad Zahab : Oui et non. En fait, moi, je le prends plutôt comme un cri d'alerte.
Le fait qu'aujourd'hui, en France, vous avez des gens…Pour vous, ça vous inquiète davantage ? Non, c'est la situation sociale qui doit nous alerter. Je le vois comme un appel aux politiques à être responsables.
Et je représente une famille politique qui n'a pas rien à voir avec les 10 dernières années, donc une capacité aussi à se remettre en question et à voir qu'aujourd'hui, dans notre pays, vous avez des gens qui manifestent…Il se remet en question, Gabriel Attal ? Bien sûr qu'il se remet en question et je vais vous expliquer comment. Mais si vous voulez, ce qui doit nous alerter, c'est qu'on a des gens qui manifestent dans les rues, qui ne demandent pas à être aidés, qui demandent à vivre dignement de leur travail.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Franceinfo rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Franceinfo5 nov., 20:04
| Éditeur Franceinfo (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
/2026/11/05/6aecd29ad373a284352253.jpg)