Grève du 5 novembre : "Les remontées sont très fortes, parce que la grève va être très forte demain", assure Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT
Le responsable syndical rappelle sur le plateau du "Duel" d'"Avant le 20h", mercredi 4 novembre, que cela "fait plus d'un an qu'il n'y a pas eu une grève interprofessionnelle du public et du privé, des jeunes et des…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du duel ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Perrine Storme : Évidemment, demain, tout le monde scrutera les chiffres de cette mobilisation qui sont essentiels pour instaurer un rapport de force avec le gouvernement.
Selon les renseignements, l'État s'attend à entre 500 000 et 700 000 manifestants, hors agglomération parisienne. Quelles sont les remontées de votre côté ? Est-ce que vous vous attendez à une mobilisation massive ?
Thomas Vacheron : Les remontées sont très fortes, parce que la grève va être très forte demain. En fait, demain, il va y avoir plusieurs spécificités. Déjà, ça fait plus d'un an qu'il n'y a pas eu une grève interprofessionnelle du public et du privé, des jeunes et des retraités.
Ça fait plus de 20 ans qu'il n'y a pas eu une mobilisation de la jeunesse aussi importante, et il y a de quoi être en colère, on a entendu les jeunes depuis des semaines, qui ne l'avaient pas été, il a fallu qu'ils se mobilisent d'une manière extraordinaire pour qu'enfin le gouvernement réponde pour partie. Donc, la mobilisation est utile puisque le gouvernement bouge. Il faut continuer pour transformer l'essai.
Et enfin, j'arrive de Bruxelles. J'étais avec mes collègues européens. Tous les syndicats européens soutiennent la mobilisation en France parce qu'ils savent que ce qui se joue ici va avoir des répercussions ailleurs.
Vous espérez que ça fasse tache d'huile aussi en Europe. En tout cas, il y a des revendications qui sont communes ? Oui.
Par exemple, là, nos amis et les salariés de Belgique, dans le privé, et c'est demain le gros enjeu, ils ont quelque chose de très important : quand les prix augmentent, les salaires augmentent aussi. Il n'y a pas de tassement sur les prix. Et c'est très important économiquement, parce que ça permet à un pays comme la Belgique, qui est industrialisé, voisin du nôtre, d'avoir une inflation inférieure et une croissance supérieure.
Ça permet quoi ? C'est que concrètement, quand les prix augmentent, les salaires augmentent aussi, on ne perd pas en niveau de vie. Et ça, c'est une victoire très importante qu'on veut leur attaquer chez eux.
Nous, on veut la gagner ici. Je reviens sur les chiffres, parce qu'ils sont essentiels, et j'imagine que c'est toujours compliqué de se risquer à donner un chiffre. Néanmoins, ce sera une journée test pour le gouvernement, mais une journée test pour les syndicats sur leur capacité à mobiliser.
On se souvient que pendant les grandes manifs contre la réforme des retraites : au pic des manifestations en 2023, on avait atteint, selon les syndicats, trois millions de personnes dans la rue. Est-ce que vous pensez que vous serez en capacité demain de fédérer autant ? En fait, ce qu'il va y avoir demain, c'est que, première chose, c'est la plus grosse grève depuis les retraites, c'est certain.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo4 nov., 20:17
| Éditeur Franceinfo (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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