S'il arrive au pouvoir, le RN menace de couper les subventions à la CGT: mais combien reçoivent syndicats et patronat de la part de l'État et que font-ils avec cet argent?
En début de semaine, le président du groupe RN à l'Assemblée nationale, Sébastien Chenu, a menacé de couper les subventions de la CGT, seconde organisation syndicale du pays. Comme les partis politiques, les…
La menace du RN envers la CGT n'est-elle pas vaine? Interrogé par franceinfo le 26 octobre, le président de groupe affilié au parti d'extrême droite, Sébastien Chenu, a menacé de couper les subventions de la deuxième organisation syndicale du pays. "L'argent public a pour vocation à subventionner des actions d'intérêt général et d'intérêt public.
Si vous faites de la politique, si vous manifestez, appelez à voter, etc. , vous détournez l'argent public, l'argent de tous les Français", a-t-il argumenté. Mais en pratique, cette mise en garde serait difficile à exécuter.
Car, comme les partis politiques, les syndicats, ainsi que les organisations patronales, perçoivent chaque année des subventions publiques. Depuis 2014, pour davantage de transparence, tout cela est notamment encadré par l'intermédiaire du Fonds pour le financement du dialogue social, piloté conjointement par les partenaires sociaux à travers une association appelée AGFPN. Un fonds financé majoritairement par les entreprises Hasard du calendrier, cette dernière a publié cette même semaine son rapport annuel qu'elle a remis au gouvernement, sur l'utilisation des crédits alloués en 2025.
On y apprend notamment que près de 157 millions d'euros ont été distribués, financés majoritairement par les entreprises via une contribution de 0,016% de la masse salariale, et, dans une moindre mesure, par l'État, à hauteur de 34,7 millions d'euros. Ces crédits ont été répartis à des degrés variables entre les organisations syndicales, qu'il s'agisse des centrales mais aussi des branches professionnelles ou d'autres syndicats comme l'Unsa et Solidaires, non représentatifs au niveau national. S'agissant des centrales syndicales, dans l'ordre, la CFDT a reçu 23,7 millions d'euros, la CGT 22 millions, FO 18,3 millions, la CFE-CGC 16,5 millions et la CFTC 14,4 millions.
Loin derrière, l'Unsa et Solidaires, ont perçu 4,8 et 3,2 millions d'euros respectivement. Quant au patronat, le Medef a touché 15,7 millions d'euros, loin devant les Entrepreneurs (ex-CPME) qui ont perçu 9,4 millions d'euros. L'U2P a quant à elle reçu 5,8 millions d'euros.
Négocier et donner leur avis fait partie de leurs missions Ces subventions financent des missions spécifiques, qui sont détaillées dans le rapport de l'AGFPN. Les organisations participent notamment aux politiques menées paritairement (c'est-à-dire entre syndicats et patronat), comme par exemple la gestion de l'assurance-chômage. Cette mission comprend aussi les négociations dans le cadre du dialogue social, ou dans le cadre national.
Comme par exemple actuellement, où les partenaires sociaux négocient depuis ce mercredi à la demande du gouvernement sur les arrêts maladie. Les organisations sont aussi subventionnées pour leur participation aux politiques publiques, notamment pour donner leur avis sur des propositions de réforme, mais aussi pour leurs actions sur des problématiques sociétales (emploi des séniors, lutte contre les discriminations... ).
Pas encore recoupée
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- BFM Business29 oct., 16:14
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