Data centers IA contestés en France : la carte des « usines à calcul », et Bitcoin toujours au piquet
Data centers IA contestés en France : de Lascaux à Étrechet, la carte des usines à calcul, et pourquoi le minage de Bitcoin, lui, reste toujours au piquet. L’article Data centers IA contestés en France : la carte des «…
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Ces campus réclament des gigawatts et l’État leur ouvre grand la porte. Le minage de Bitcoin pourrait pourtant soulager le réseau français, mais il attend toujours le droit de s’y brancher.
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Commençons par l’Indre. À Étrechet, aux portes de Châteauroux, la maire et plusieurs élus ont rendu leur écharpe à la mi-septembre. Selon eux, le dossier se décidait bien loin du village. Il faut dire que le projet n’a rien d’une salle serveur de sous-préfecture. Google y prépare en effet, via sa filiale Tricolore Computing, un premier bâtiment de 120 MW raccordé vers 2030. Le site pourrait ensuite grimper jusqu’à 1 200 MW, soit dix fois plus.
Côté habitants, les craintes s’accumulent. Ils redoutent un bourdonnement permanent, des rejets de PFAS (ces « polluants éternels ») liés au refroidissement et un paysage transformé. La pétition « Ozans dire non » approche d’ailleurs les 16 000 signatures.
Et pour alimenter un tel site, il faut du réseau. RTE doit tirer une ligne à 400 000 volts d’une centaine de kilomètres entre Eguzon et Marmagne, pour un coût estimé à 300 millions d’euros. Pas moins de 128 communes se trouvent dans l’aire d’étude. Deux concertations vont ainsi se superposer. Celle de la ligne s’achève le 22 novembre, tandis que celle du data center s’ouvre le 2 novembre pour courir jusqu’au 10 janvier.
En Seine-et-Marne, en revanche, les jeux semblent faits. Le préfet a signé le 29 juillet l’arrêté qui autorise le Campus IA de Fouju, un village de 637 habitants. Le programme donne le vertige, avec 1,4 GW et jusqu’à 50 milliards d’euros adossés au fonds émirati MGX. Le tout sur près de 89 hectares de terres agricoles. Les 71 625 signatures recueillies contre le projet n’y ont rien changé, et un collectif prépare désormais son recours.
Dans la Drôme, les opposants ont au moins gagné une manche. Le 10 juillet, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu le permis de construire de Sesterce à Alixan. Le projet visait plus de 60 MW et 1,5 milliard d’euros d’investissement dans le parc de Rovaltain. Le dossier ne comportait tout simplement pas d’étude d’impact, ce qui fait désordre pour un projet de cette taille.
Au bord du Rhin, Petit-Landau et Hombourg racontent l’histoire inverse. Microsoft y vise 36 hectares aujourd’hui cultivés pour trois bâtiments et 2 milliards d’euros. Selon l’autorité environnementale (MRAe), le site consommera plus de 1,5 TWh par an, autant que tout le parc photovoltaïque du Grand Est en 2024. Sur 665 contributions à l’enquête publique, 535 étaient défavorables. Le commissaire enquêteur a malgré tout rendu un avis favorable en août, avec une seule réserve sur le bruit.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Journal du Coin rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Journal du Coin27 oct., 21:00
| Éditeur Journal du Coin (niveau généraliste) | +72 |
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
