Fonderie de Bretagne en liquidation judiciaire, Forges de Tarbes en redressement, Valdunes cherche un repreneur... La poursuite des activités d'Europlasma menacée "à court terme"
Le repreneur de sites industriels en difficulté Europlasma a réalisé sur le premier semestre 2026 plus de 27 millions d'euros de perte nette, pour un chiffre d'affaires de 22 millions d'euros. Le groupe assure…
Le repreneur de sites industriels en difficulté Europlasma "fait face à des difficultés de trésorerie menaçant à court terme la continuité de son exploitation", c'est-à-dire la poursuite de ses activités, a-t-il averti ce vendredi 30 octobre en publiant de nouveaux mauvais résultats financiers, cette fois pour la première moitié de 2026. L'entreprise, connue pour avoir repris la Fonderie de Bretagne, désormais en liquidation judiciaire, les Forges de Tarbes, en redressement judiciaire, ou encore Valdunes, en quête d'un repreneur, a réalisé sur le premier semestre 2026 27,6 millions d'euros de perte nette, pour un chiffre d'affaires de 22,3 millions d'euros. Sur la même période de 2025, le groupe avait déjà réalisé une perte nette de 27 millions d'euros pour 32,9 millions d'euros de chiffre d'affaires.
La justice saisie Dans l'intervalle, son Ebitda, un indicateur de rentabilité, s'est effondré, passant de -10,9 à -21,1 millions d'euros. Europlasma explique cela par "la prise en compte des coûts fixes" de Fonderie de Bretagne "sur l'ensemble du semestre, contre deux mois seulement sur la même période de l'exercice précédent, a fortiori dans un contexte d'arrêt de la production" causé par un incendie. En outre, il a connu "des contraintes d'approvisionnement en matières premières qui ont ralenti la production de roues de train à Valdunes Industries" et "une production en baisse et une augmentation du taux de rebuts des corps creux aux Forges de Tarbes".
Le groupe a pris des mesures de restructuration qui "doivent permettre de résorber les difficultés de trésorerie actuelles et assurer la continuité d'exploitation sur les douze prochains mois", mais il avertit dans son communiqué vendredi que "plusieurs hypothèses des prévisions de trésorerie présentent à date un caractère incertain, en particulier, en cas de conditions de marché défavorables". Il avait annoncé en avril sa volonté de céder ses activités de défense et avait dit être en discussion avec "un industriel français", mais avait indiqué mi-octobre que les discussions n'ont "pas permis de conclure un accord définitif". Le groupe avait à cette occasion dit se tenir "à la disposition des autorités compétentes", après la révélation par voie de presse de la saisine de la justice par la Direction générale de l'armement (DGA).
Cette dernière souhaitait signaler "des décisions de gestion récentes de l'entreprise qui semblent avoir précipité la dégradation rapide" de sa situation financière.
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- BFM Business2 nov., 09:44
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