Kyoto, Lisbonne, New York… Les 10 nouveaux Relais & Châteaux qui vont faire rêver les Français
Un ryokan bicentenaire, une masseria des Pouilles, un refuge du Jura et bientôt un hôtel au Rockefeller Center : Relais & Châteaux accueille dix nouvelles maisons à travers le monde.

Il suffit souvent de trois mots — Relais & Châteaux — pour réveiller chez les voyageurs français tout un imaginaire : une route de campagne, une demeure de famille, des draps frais et, au dîner, cette cuisine de terroir qui sait encore raconter le paysage. À l’heure où le luxe international finit parfois par se ressembler d’un lobby à l’autre, l’association française continue de cultiver l’exact contraire. Fondée en 1954, elle rassemble aujourd’hui 580 hôtels et restaurants indépendants dans 65 pays.
Dix nouvelles adresses viennent rejoindre cette constellation, de l’Angleterre au Japon en passant par la France, l’Italie, le Portugal, la Suisse, le Mexique et les États-Unis. Un point commun ? Toutes promettent le même équilibre, délicat mais recherché, entre caractère local, art de vivre et gastronomie.
Du lac Saint-Point aux pistes de Megève Deux maisons françaises font leur entrée. Sur les rives du lac Saint-Point, dans le Haut-Doubs, La Maison des Cimes ouvrira en août avec seulement huit chambres, dont deux suites dotées d’un bain nordique. Le chef Matthias Marc y revient dans sa région natale pour cuisiner intégralement au feu de bois, entouré d’une cave où les vins du Jura occupent naturellement le premier rang.
Plus mondain, mais tout aussi intime, Megève Bois joue la carte du chalet de famille à proximité des remontées de La Princesse. Treize chambres et suites, deux restaurants, 850 références en cave et, au spa, un étonnant rituel dans un lit de foin alpin chauffé : la montagne, ici, ne renonce à aucun de ses clichés, pourvu qu’ils soient exécutés avec panache. » LIRE AUSSI - «Nos vies sont saturées d’écrans et d’alertes permanentes» : et si, dans l’hôtellerie, le vrai luxe était le silence ?
Un tour du monde des belles maisons À Lisbonne, le Verride Palácio de Santa Catarina installe ses dix-huit chambres dans un palais du XVIIIe siècle dominant le Tage, avec piscine sur le toit et marbres en damier. Dans les Pouilles, la Masseria AuraTerrae déroule ses murs blanchis à la chaux au milieu de 24 hectares de vignes et de vergers, tandis que la Villa Corallo, dans les Abruzzes, conjugue demeure du XIXe siècle, ferme de 80 hectares et table étoilée. Le voyage prend une autre dimension à Kyoto.
Ouvert en 1818 et dirigé par la même famille depuis sept générations, le ryokan Hiiragiya demeure l’un de ces lieux où le temps semble avoir appris à marcher sur la pointe des pieds : tatamis, jardins silencieux, bains privés et cuisine kaiseki servie au rythme des saisons. À Zurich, la Villa Florhof, demeure du XVe siècle passée sous pavillon Lalique, aligne treize chambres néo-Art déco et une cave de plus de 3500 références. Dans le Suffolk, le spectaculaire Wilderness Reserve disperse cottages, manoirs et maisons à toit de chaume sur près de 2500 hectares de campagne anglaise.
La gastronomie n’est pas oubliée : à Mexico, Quintonil, deux étoiles Michelin, rejoint à son tour l’association avec la cuisine très personnelle de Jorge Vallejo, consacrée au terroir mexicain et à ses ingrédients parfois oubliés. Enfin, il faudra patienter jusqu’à l’automne 2027 pour pousser les portes de The Nell New York, futur hôtel de 134 chambres installé au Rockefeller Center, avec restaurant panoramique au 17e étage. «C’est un honneur pour moi d’accueillir ces dix nouveaux membres, qui partagent les mêmes valeurs et une passion commune pour le beau et le bon», souligne Laurent Gardinier, président de Relais & Châteaux.
Une formule qui résume assez bien la force d’attraction de l’association auprès des Français. Dans un paysage hôtelier gagné par les enseignes mondialisées et les décors interchangeables, Relais & Châteaux continue de vendre moins un standing qu’une promesse : celle de savoir où l’on dort, ce que l’on mange et chez qui l’on arrive. Du lac Saint-Point à Kyoto, la collection s’agrandit, mais son luxe le plus précieux reste le même : ne jamais donner l’impression d’être ailleurs.