Ethereum : Glamsterdam repoussé, deux EIP menacent des projets de l’écosystème
Ethereum repousse une nouvelle fois son hard fork Glamsterdam : les EIP-8037 et 8038 cassent des invariants et exposent des projets de l’écosystème.
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La mise à jour s’est activée sur le testnet Sepolia le mardi 6 octobre, avant de poursuivre sa tournée des réseaux de test . Le rendez-vous suivant, prévu sur Hoodi le lundi 26 octobre, a sauté dès le 22 octobre.
L’ACD, le cercle des développeurs des clients d’Ethereum, a de nouveau fait machine arrière et a décidé de retarder tout le processus de hard fork . Hoodi ne passera pas à la mise à jour tant que les problèmes détectés ne sont pas résolus.
Ces problèmes, c’est Chainsecurity qui les a mis sur la table, en passant des projets de l’écosystème au crible pendant que la mise à jour tournait sur les réseaux de test.
Verdict, plusieurs d’entre eux deviendraient vulnérables une fois Glamsterdam en place , car ils reposent sur des règles que la mise à jour va casser.
Aucune nouvelle date n’a été avancée depuis le premier report, et le calendrier de la mise à jour est donc officiellement en pause. Le mainnet, lui, n’a jamais eu de rendez-vous officiel à décommander.
Le programme de Glamsterdam, lui, comprend la séparation proposant-constructeur gravée dans le protocole et les listes d’accès par bloc , deux chantiers pensés pour faire monter en charge le layer-1. Son contenu n’a pas changé d’un iota.
Les deux propositions pointées du doigt refont la tarification du gas , le compteur qui facture chaque opération sur Ethereum. Ensemble, elles recalculent le coût de certaines opérations et la facturation de l’accès à l’état de la chaîne, sa mémoire.
Les projets touchés reposent sur des invariants . Un invariant est une règle que le protocole a toujours respectée, quel que soit l’état du réseau. Les smart contracts peuvent s’y fier sans la revérifier à chaque bloc, et c’est justement cette confiance que les deux EIP viennent ébrécher.
Des contrats entiers ont bâti leur logique sur des coûts d’opération jugés immuables .
Prenons un cas théorique : un protocole de prêt qui vérifie en boucle que chaque dette reste couverte par ses garanties et dont le contrat budgète le gas au tarif d’aujourd’hui.
Si l’opération devient plus chère du jour au lendemain, le contrôle peut ne plus aboutir. La mécanique de protection se grippe , et le projet devient vulnérable.
Autrement dit, le smart contract n’a plus le budget de gas nécessaire pour déclencher ses propres contrôles.
Pas encore recoupée
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- Journal du Coin7 nov., 16:00
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