Risque quantique : il faudrait beaucoup moins de matériel que prévu pour casser les clés cryptographiques de Bitcoin
Les chercheurs de l’entreprise d’informatique quantique Alice & Bob l’affirment : il faudrait finalement beaucoup moins de qubits physiques que prévu par Google pour casser la cryptographie qui protège les…
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Au mois de mai dernier, des chercheurs de la structure Google Quantum AI - en partenariat avec Stanford et l'Ethereum Foundation - déclenchaient une véritable onde de choc au sein de l'écosystème des cryptomonnaies en affirmant qu'il faudrait 20 fois moins de matériel qu'initialement prévu pour casser la cryptographie sur laquelle reposent Bitcoin et Ethereum.
Un scénario de risque quantique augmenté qui a aussitôt enclenché une vague d'intérêt notable sur le marché des cryptos « post-quantiques » . Pourtant, il semblerait que ces estimations déjà pessimistes aient encore été surévaluées, selon la récente étude publiée par les chercheurs de l'entreprise d'informatique quantique Alice & Bob.
En effet, les chercheurs de Google Quantum AI estimaient lors de leur dernier rapport qu'un ordinateur quantique aurait besoin de moins de 500 000 qubits physiques - la taille du matériel impliqué - pour exécuter l'algorithme de Shor, qui permet de retrouver une clé privée à partir d'une clé publique, contre plusieurs millions selon les estimations antérieures.
Un chiffre qui vient une nouvelle fois d'être abaissé pour passer désormais sous le seuil des 30 000 qubits (29 588 pour être exact), selon la déclaration de la société Alice & Bob. De quoi réduire drastiquement les estimations de Google en ce qui concerne le matériel nécessaire, mais avec une durée d'exécution désormais estimée à 61,8 minutes, contre 9 minutes pour Google.
Le problème du logarithme discret sur courbe elliptique sous-tend la cryptographie à courbes elliptiques, notamment ECDSA, qui sécurise des blockchains comme Bitcoin et Ethereum, et ECDH, utilisé pour établir des connexions chiffrées sur le web. Pour Bitcoin, environ une heure dépasse le temps de bloc de 10 minutes du réseau : les transactions en cours restent donc hors de portée.
À noter : cette estimation repose sur des qubits « cat », qui suppriment une catégorie d'erreurs au niveau matériel et nécessitent donc moins de qubits physiques que les architectures classiques utilisées par Google.
L'étude d'Alice & Bob prend également en compte un second système de cryptographie, RSA-2048, plus ancien que les courbes elliptiques et très répandu. Un modèle que l'ordinateur quantique pourrait casser avec l'algorithme de Shor en un peu plus de 3 jours, avec 22 593 qubits physiques. De quoi pulvériser la précédente estimation du chercheur Craig Gidney de Google Quantum AI publiée en 2025, avec 40 fois moins de matériel nécessaire.
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- Cryptoast30 oct., 12:15
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