Les Bourses européennes terminent majoritairement dans le vert

Les Bourses européennes ont terminé majoritairement en hausse lundi, saluant la signature imminente d'un accord de paix au Moyen-Orient qui a entraîné une forte baisse des cours du pétrole. La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,40%, Francfort de 1,05% et Milan de 0,66%. Seule la place londonienne s'est repliée de 0,39%, en raison de la forte exposition de son indice phare, le FTSE 100, aux valeurs énergétiques.
La bourse de Paris garde la tête froide Le CAC 40, indice phare de la Bourse de Paris, a gagné 0,40% à 8. 384,01 points. Vendredi, il avait progressé de 1,83%, à 8.
350,87 points. Les États-Unis et l’Iran ont annoncé lundi avoir trouvé un accord, mais sans le détailler, pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. «La victoire à la Pyrrhus des États-Unis en Iran doit tenir dans les jours et semaines à venir», tempère Andreas Lipkow de CMC Markets.
«La paix au Moyen-Orient n’est pas encore accomplie, il ne s’agit pour l’instant que d’un cessez-le-feu. Il n’en faudrait pas beaucoup pour rallumer la mèche du baril de poudre. » Au tableau des valeurs, «la paix est favorable aux actifs risqués» comme les actions, «mais pas de manière uniforme pour tous les secteurs», note Patrick Munnelly, de Tickmill Group.
Dans un contexte de chute des prix du brut, «la lecture des valeurs gagnantes et des valeurs perdantes est très claire», souligne Alexandre Baradez. TotalEnergies perd pied, les valeurs défensives dans le rouge Dernier du CAC 40 lundi, le géant pétrolier TotalEnergies a ainsi terminé sur un fort recul de 4,43% à 73 euros. La baisse des cours du pétrole pèse mécaniquement sur les perspectives de bénéfices des grands groupes pétroliers.
Les valeurs «utilities», comme les services aux collectivités, ont aussi terminé dans le rouge. Ces valeurs dites «défensives» sont habituellement achetées en temps de crise et vendues quand au contraire, l’humeur est au risque, souligne Alexandre Baradez. «Il s’agit de valeurs de consommation essentielle: elles répondent à des besoins comme se chauffer, se laver, boire.
Elles sont donc moins sensibles aux cycles économiques car perçues comme essentielles, qu’il y ait une crise ou non», explique-t-il. Engie a ainsi terminé en baisse de 0,76% à 27,30 euros. Les valeurs liées à la consommation de base, aussi vue comme essentielle, se sont aussi inscrites dans le rouge.
Carrefour a ainsi perdu 1,43% à 16,49 euros. Les industriels ravis et les bancaires dans le vert À l’inverse, la baisse des prix du brut profite aux industriels pour qui l’énergie reste un important poste de dépenses. «Les coûts de production des industriels sont complètement liés aux coûts de l’énergie», rappelle Alexandre Baradez.
Saint-Gobain a terminé sur une hausse de 3,06% à 78,08 euros l’action. Pour les constructeurs automobiles, «c’est aussi une question de modèle», poursuit Alexandre Baradez. «Il y a toujours cette exposition forte au thermique» et donc aux prix du carburant «même si aujourd’hui les constructeurs sont diversifiés».
Renault a gagné 3,71% à 28,80 euros et Stellantis a terminé en hausse de 3,24% à 6,09 euros. Au palmarès des gagnants, les banques profitent de la «détente du risque économique», souligne Alexandre Baradez. Avec un moindre risque sur l’économie européenne, «on se dit que l’Europe va respirer, c’est bon pour les acteurs économiques, les particuliers et les entreprises», poursuit-il.
Société Générale a terminé en hausse de 3,54% à 76 euros, BNP Paribas a gagné 2,03% 98,65 euros et Crédit Agricole SA a pris 1,23% à 16,93 euros.