Quelques gestes pour la facture d'énergie des Britanniques et moins de démarches administratives pour les entreprises: le Premier ministre Andy Burnham présente son premier budget
Le nouveau gouvernement britannique d'Andy Burnham présente son premier budget cette semaine, mais l'inflation et l'envolée des coûts d'emprunt ne lui laissent pas une grande marge de manoeuvre.
Le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique Andy Burnham présente ce mercredi son premier budget, qui mettra à l'épreuve sa capacité à soutenir le pouvoir d'achat et à accroître les dépenses de défense avec une marge de manoeuvre financière limitée. La tâche s'annonce ardue pour le ministre des Finances John Healey: l'inflation, à 3,5% en septembre, et l'envolée des coûts d'emprunt, alimentées en grande partie par la guerre entre les États-Unis et l'Iran, pèsent sur les finances publiques comme sur les entreprises et les ménages. "C'est un budget qui vise à donner un peu d'air aux gens, aux entreprises aussi, et qui contribue à apporter un peu d'espoir pour l'avenir", a promis lundi sur la chaîne ITV Andy Burnham, qui achèvera mardi ses cent premiers jours au pouvoir.
Il a ajouté que le budget présenterait "la trajectoire pour honorer" les engagements britanniques envers l'OTAN, dans le cadre d'un plan de défense "financé". Le gouvernement britannique est toutefois pris en étau entre le financement de ses promesses et le respect des engagements fiscaux et budgétaires du Labour, qui prévoient notamment de couvrir à terme les dépenses courantes par les recettes, sans recourir à l'emprunt. "Rassurer les marchés" Selon les prévisionnistes du cabinet Oxford Economics, la latitude budgétaire aurait été réduite de moitié par rapport aux 23,6 milliards de livres projetés en mars par l'Office for Budget Responsibility (OBR), l'organisme chargé de surveiller les finances publiques.
"Avec une dette publique d'environ 94 % du PIB, la marge de manoeuvre est limitée", souligne James Wood, professeur d'économie politique à l'université de Cambridge. Ce premier budget devrait donc privilégier des coups de pouce modestes et peu coûteux. "Alors que l'opinion publique reste relativement bienveillante et qu'aucune élection n'est imminente, l'attention à court terme devrait se concentrer sur rassurer les marchés et soutenir les entreprises, (...
) avec des mesures plus généreuses réservées à une période plus proche du scrutin", estime l'analyste. Dans son programme électoral de 2024, le Labour s'était engagé à ne pas augmenter l'impôt sur le revenu, les cotisations sociales et la TVA pour financer ses promesses. John Healey a également exclu de relever l'impôt sur les plus-values, selon les médias britanniques.
Parmi les pistes de financement, la presse évoque un alourdissement de la fiscalité sur les bénéfices des banques, qui ont tiré leur épingle du jeu dans un environnement économique difficile. Le secteur énergétique est lui déjà soumis à une taxe exceptionnelle sur ses profits. Lueur à l'horizon La presse évoque également de possibles modifications des droits de succession, notamment un alourdissement de la fiscalité pour les enfants héritant de l'entreprise de leurs parents.
Du côté des dépenses, le gouvernement préparerait de nouvelles aides pour soulager les ménages face à la flambée des factures d'énergie, qui s'ajouteraient à la réduction de la TVA sur l'électricité entrée en vigueur en octobre. Une prolongation du gel de la taxe sur les carburants est notamment évoquée, ainsi que des aides ciblées pour les ménages les plus pauvres ou encore la suppression des frais fixes sur les factures de gaz. Le feu vert donné la semaine dernière par l'exécutif à l'exploitation du projet gazier controversé Jackdaw, en mer du Nord, "ne se traduira pas par des factures moins élevées", avait reconnu le ministère de l'Energie.
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- BFM Business26 oct., 13:25
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