À deux jours d'une grève qui s'annonce dure, la direction de la SNCF lâche une prime de 400 euros pour calmer la colère des cheminots
Les représentants syndicaux avaient rendez-vous ce mardi avec la direction dans le cadre d'une clause de revoyure après la grève du 10 juin.
À deux jours d'une grève qui s'annonce dure à la SNCF, la direction lâche du lest. Les représentants syndicaux avaient rendez-vous ce mardi avec la direction dans le cadre d'une clause de revoyure après la grève du 10 juin, plus de 2. 000 cheminots étaient même venus se masser sous les fenêtres du groupe pour maintenir la pression.
L'intersyndicale dénonce "le déclassement social" des cheminots et des salaires trop bas dans un contexte inflationniste. Les organisations syndicales exigent des mesures salariales (+2,6% pour tous, demande l'Unsa Ferroviaire tandis que Sud Rail veut 400 euros de plus par mois) pour compenser "l'augmentation du coût de la vie" mais aussi des négociations sur les conditions de vie et de travail, l'unité sociale du groupe, et plus de recrutements. La direction a accepté de faire quelques gestes en plus de ceux annoncés après la grève du 10 juin (une prime de 100 euros).
La compagnie va ainsi verser fin novembre une nouvelle prime de partage de la valeur de 400 euros. En plus de cela, elle promet une revalorisation des allocations de frais kilométriques de 5% et des allocations de dimanche, fêtes et nuit revalorisées. Les prochaines négocitations annuelles obligatoires (NAO) auront lieu en janvier.
Les syndicats rappellent que le groupe "a les moyens" pour accepter ces augmentations avec notamment 1,2 milliard de bénéfices au premier semestre. "Le groupe sait répercuter l'inflation sur le prix de ses prestations, il doit également prendre en compte ses effets sur le pouvoir d'achat de ses salariés", dit l'Unsa ferroviaire. Tandis que Sud-Rail parle de "mépris".
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- BFM Business3 nov., 15:58
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