"On entre dans l'URSS": la CGT veut augmenter le Smic de 10%, mais pour Marine Le Pen, cela revient à "changer de régime"
La candidate RN à la présidentielle Marine Le Pen a affirmé ce jeudi 5 novembre qu'elle refusait d'imposer "de manière autoritaire" aux entreprises une augmentation des salaires, estimant que cela reviendrait à…
Pas question d'augmenter le Smic de 150 euros par mois selon Marine Le Pen. Lors d'une visite au salon Euronaval à Villepinte (Seine-Saint-Denis), la candidate RN à l'élection présidentielle a déclaré à la presse qu'"on est dans une situation trop fragile pour imposer (aux entreprises) en quelque sorte, de manière autoritaire, une augmentation du Smic de 10%" comme le demande notamment la CGT. Elles "ne peuvent pas y faire face et, en réalité, on va assister à une vague de licenciements", a-t-elle prévenu, se disant, en revanche, favorable à une incitation pour les entreprises qui augmenteraient les salaires de 10% "en les exonérant des charges afférentes".
"On ne peut pas faire ça de manière coercitive parce que sinon on change de régime", a expliqué Marine Le Pen. Si on oblige les entreprises à augmenter les salaires, "on rentre dans l'URSS (et) je ne suis pas absolument convaincue de l'efficacité de l'URSS". Elle a toutefois estimé qu'il est possible d'"expliquer" aux employeurs "qu'il est absolument nécessaire de le faire", que c'est important de faire "attention à leurs salariés".
Édouard Philippe est aussi contre une hausse du Smic Le candidat d'Horizons Édouard Philippe est aussi opposé à une augmentation du Smic. "La solution me semble passer beaucoup plus par une meilleure organisation du travail et un temps de travail supplémentaire que par des décisions prises par l'État qui consistent à finalement imposer le versement d'argent que nous n'avons pas ou que nous n'avons pas assez". Les discussions doivent selon lui "relever d'une discussion entre les partenaires sociaux beaucoup plus que de décisions de l'État".
Pour le candidat LR Bruno Retailleau, l'augmentation du Smic constitue aussi "une mauvaise piste". "Ce n'est pas la peine de précipiter des faillites d'entreprises", a-t-il estimé, préconisant plutôt d'enterrer les 35 heures en incitant à travailler 30 minutes de plus par jour sous la forme d'heures supplémentaires défiscalisées et non soumises aux cotisations sociales.
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- BFM Business5 nov., 15:38
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