"Vendre du diesel russe nuit aux intérêts de l'Amérique": des élus américains jugent que l'accord entre Trump et Poutine est illégal
Des parlementaires américains avertissent les grandes banques américaines et plusieurs ports que l’importation de diesel russe, prévue par l’accord entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour contenir les prix du…
Un groupe de parlementaires américains a mis en garde plusieurs entreprises lundi contre l'importation de diesel russe aux États-Unis, qu'ils jugent illégale malgré l'accord conclu entre Donald Trump et Vladimir Poutine, et sujette à des répercussions judiciaires et parlementaires. L'avertissement est émis dans des lettres écrites par six sénateurs - dont le républicain Thom Tillis - aux côtés d'un député démocrate, et sont adressées aux dirigeants de grandes banques américaines, dont JPMorgan Chase et Bank of America, mais aussi aux autorités de trois ports du Texas et de celui de New York/New Jersey. "Accorder à Moscou la capacité de vendre librement du diesel russe sur les marchés mondiaux nuit aux intérêts de sécurité de l'Amérique et est une trahison du peuple d'Ukraine, qui se défend contre la guerre illégale et meurtrière de la Russie", assurent-ils.
Leurs lettres interviennent après l'accord conclu entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine début octobre en vue de la livraison de quantités massives de diesel russe pour les marchés américain et mondial. Un premier pétrolier chargé de diesel russe est ainsi en route vers New York, a-t-on appris vendredi. Selon les élus, la législation américaine en vigueur interdit ce type d'importation tant que le président n'a pas certifié devant le Congrès que "la Russie a cessé ses hostilités militaires en Ukraine, que la Russie ne pose aucune menace militaire immédiate aux membres de l'Otan, et que la Russie reconnaît le droit aux Ukrainiens de choisir leur gouvernement".
Forte pression avec les élections La législation interdit également toute exemption aux sanctions "qui modifie de manière considérable la politique étrangère des États-Unis concernant la Russie" avant tout examen de cette exemption par le Congrès. "Un prérequis que le gouvernement n'a pas rempli", soulignent les élus. "Dans ce contexte, toute importation de diesel russe aux États-Unis soulève d'importantes questions légales et pourrait être sujette à des actions légales, de même qu'à des enquêtes parlementaires.
" Après une conversation téléphonique entre les deux dirigeants le 9 octobre, la Russie, qui est l'un des plus grands exportateurs mondiaux d'hydrocarbures, avait accepté de livrer des quantités massives de diesel sur les marchés américain et mondial. Cette initiative, qui implique de passer outre certaines sanctions occidentales décrétées contre la Russie, vise à tenter de calmer l'envolée des prix avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, le 3 novembre, qui s'annoncent difficiles pour le président républicain. Selon les données de suivi maritime de la société Kpler, le tanker Agioi Fanendes, naviguant sous pavillon maltais, se trouve actuellement au large d'Helsinki et affiche New York comme destination via son signal de transpondeur AIS.
Il a chargé presque 300. 000 barils de diesel au terminal pétrolier russe de Primorsk et, toujours selon les données AIS, qui peuvent évoluer au cours du voyage, l'arrivée est prévue le 7 novembre. Le vice-Premier ministre russe de l'Énergie, Alexandre Novak, avait précédemment annoncé que Moscou serait en mesure à terme de livrer 3 à 3,5 millions de tonnes de diesel sur les marchés.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business26 oct., 17:06
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
