Une "connaissance exceptionnelle" et une "grande expérience": Madrid pousse son candidat Pablo Hernández de Cos pour remplacer Christine Lagarde à la tête de la BCE
Le gouvernement espagnol a annoncé ce vendredi 6 novembre avoir proposé l'ancien gouverneur de la Banque d'Espagne Pablo Hernández de Cos comme candidat à la succession de Christine Lagarde à la présidence de la Banque…
Qui pour succéder à Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) ? Le gouvernement espagnol a annoncé ce vendredi 6 novembre avoir proposé l'ancien gouverneur de la Banque d'Espagne Pablo Hernández de Cos comme candidat à la tête de l'institution selon une lettre. Le vice-président du gouvernement, Carlos Cuerpo, se dit dans une lettre adressée au président de l'Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, "convaincu" que Pablo Hernández de Cos apportera à l'institution de Francfort la même fermeté dont il a fait preuve à la Banque d'Espagne au cours de son mandat de 2018 à 2024.
La BCE a annoncé fin octobre que Christine Lagarde quitterait ses fonctions le 7 février, un départ anticipé qui a ensuite donné le coup d'envoi de la campagne pour sa succession. Les gouvernements de la zone euro devaient présenter leur candidat au plus tard vendredi, et les ministres des Finances de la zone euro feront le point sur ce processus lors de leur réunion prévue lundi. L'un des principaux candidats avec Klaas Knot Pablo Hernández de Cos, qui occupe actuellement le poste de directeur général de la Banque des règlements internationaux (BRI), est considéré comme l'un des principaux candidats au poste, aux côtés de l'ancien gouverneur de la Banque centrale néerlandaise Klaas Knot - auquel la France pourrait apporter son soutien à certaines conditions.
Carlos Cuerpo, également ministre de l'Économie, souligne que De Cos allie une "connaissance exceptionnelle" des politiques économiques, budgétaires et monétaires à une "grande expérience" en matière de banque internationale et de stabilité financière. Lorsqu'il était gouverneur de la Banque d'Espagne, il a présidé le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, ainsi que le Comité technique consultatif du Comité européen du risque systémique, où il s'est forgé une "réputation de rigueur technique (…) et de capacité à fédérer les équipes et à parvenir à un consensus", précise Carlos Cuerpo. Dans sa lettre, le ministre souligne également l'indépendance du candidat et sa capacité à communiquer clairement avec les marchés.
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- BFM Business6 nov., 14:46
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