Grève pour les salaires, les emplois et les services publics… La mobilisation du 5 novembre sera-t-elle suivie ?
Après trois samedis de mobilisation, les syndicats appellent les salariés du public et du privé à la grève jeudi 5 novembre. Jusqu'à 700 000 manifestants sont attendus hors région parisienne.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. À Créteil (Val-de-Marne), des poubelles sont installées pour bloquer une fac de droit, mercredi 4 novembre.
Les étudiants sont toujours déterminés et rejoindront les manifestations du 5 novembre, décidés à faire entendre leur voix dans les cortèges. "On ne se fait pas écouter. Plus on se mobilise, plus on a l'impression qu'on prend du mépris de la part du gouvernement", dénonce Lilian Lamboley Porte-parole de l'union étudiante Université Paris-Est Créteil (UPEC).
"Pour soutenir les travailleurs, qui eux aussi sont dans la galère comme tout le monde, c'est vraiment un mouvement national et pour moi c'est hyperimportant de faire partie de ce mouvement", argumente Liliana Maréchal, porte-parole de l'union étudiante Université Paris-Est Créteil (UPEC)Après trois samedis de mobilisation, les principales organisations syndicales appellent les salariés du public et du privé à faire grève pour leurs salaires, les emplois et les services publics. Cette mobilisation est plutôt bien acceptée par les passants. "Ce n’est pas le moment de lâcher, il faut absolument qu'on les soutienne et qu'on y croit aussi parce qu'on en a besoin aussi", affirme une femme.
"Il y a une espèce d'inquiétude sourde. On a l'impression de marcher avec un point d'interrogation au-dessus de la tête", ajoute une autre. Des commerçants se préparent à ParisLe ministère de l'Éducation estime le taux de grévistes demain dans le premier degré, autour de 17,5%.
Côté transports, des perturbations sont à prévoir sur les TER et les Intercités. Les TGV devraient être moins impactés. Des usagers à Strasbourg (Bas-Rhin) ont anticipé cette journée de grève.
"Je vais faire mes cours en distanciel, mais je ne prends pas le risque", déclare une femme. "On trouvera une solution, covoiturage sûrement", ajoute un jeune. À Paris, certains commerçants n'ont pas attendu la décision du tracé définitif du cortège pour se barricader.
Ils restent vigilants, comme Patrick Morault, un kiosquier situé place de la Bastille : "Mon principe, c'est de ne jamais partir, ne jamais fermer". "On a principalement un rideau métallique et un système qui permettra de bloquer si jamais on arrive quand même à lever le panneau métallique. Maintenant, on ne prévoit pas forcément plus de mesures que ça", détaille un autre commerçant.
Selon les renseignements, 500 000 à 700 000 manifestants hors région parisienne sont attendus jeudi 5 novembre.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo4 nov., 14:30
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