D'abord qui, ensuite quoi : l'IA ne transforme que les organisations prêtes à l'accueillir.
Licences déployées, formations lancées et pourtant, l'adoption de l'IA ne suit pas. Pour Benjamin Reynier, directeur général d'Extia, société de conseil en IT et digital, la valeur ajoutée de l’IA ne peut être pérenne…
Quel est le piège que vous observez le plus souvent chez vos clients ? Beaucoup d'entreprises achètent des licences, déploient des outils ou lancent des plans de formation descendants avec la meilleure volonté. Néanmoins, quand ces initiatives sont déconnectées du quotidien des équipes, l'adoption ne suit pas.
Croire que l'outil ou l'information suffit à créer l'usage est une illusion. Le MIT l'a mesuré dans son étude The GenAI Divide publiée en 2025 : 95 % des organisations étudiées ne tiraient aucun retour mesurable de leurs projets d'IA générative. Les chercheurs pointent moins la qualité des modèles que leur décalage avec les opérations quotidiennes.
D'où votre conviction : « D'abord qui, ensuite quoi » ? Exactement, c’est une conviction qui anime Extia depuis nos débuts et à laquelle l'IA donne aujourd’hui une actualité nouvelle. Faire de l'IA un levier de performance suppose d'allier l’engagement des équipes et la maîtrise technologique.
Un autre chiffre marquant est celui partagé par BCG en 2025* dans son enquête annuelle “AI at Work” : la part de salariés positifs vis-à-vis de l'IA passe de 15 % à 55 % quand leur hiérarchie s'implique fortement. Or aujourd’hui, seul 1 collaborateur de terrain sur 4 bénéficie de ce soutien. Commencer par le « qui », c'est aussi une question de rentabilité.
Il s’agit ici d’éviter de gaspiller du temps, du budget et de l'énergie des équipes dans des projets qui ne seront finalement jamais adoptés. Que conseillez-vous pour favoriser l’engagement des équipes ? Placer le métier au cœur de la réflexion.
L'idéation et la priorisation des projets doivent venir des équipes : ce sont elles qui savent où l'IA sera utile. Ensuite, questionner avant d'automatiser. L'IA nous invite à être exigeants quant à nos intentions et nos besoins.
Automatiser une tâche sans valeur revient une nouvelle fois à gaspiller les ressources de l’entreprise. C'est l'occasion de lutter contre l'effet mille-feuille, un des risques principaux liés à l’IA d’un point de vue organisationnel et structurel. Troisième point : pouvoir faire plus, ou plus vite, n'est pas une invitation à la quantité, mais un rappel des vertus de la qualité.
La façon dont le temps libéré est réinvesti en dit long sur l'engagement des équipes : relation entre collègues, innovation, amélioration des produits et services, ou simplement du temps pour respirer. Enfin, s’il y a un élément clé qui conditionne la bonne réussite des programmes d’acculturation à l’IA, c’est la confiance. Sans elle, l'adoption reste cantonnée à des gains individuels, parfois cachés.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business4 nov., 09:00
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
