Retraites, inflation, IA : pourquoi les cadres et dirigeants pourraient être les grands perdants d'un modèle à bout de souffle
Inflation, dette publique, retraites sous tension et IA : pour les cadres et dirigeants, comment préserver leur niveau de vie si leur activité ne suffit plus à garantir leur avenir ?
Et si ceux qui gagnent le mieux leur vie étaient aussi les plus exposés ? Depuis la création du système de Sécurité sociale en 1945, fondé notamment sur la retraite par répartition, la promesse semblait simple : travailler, cotiser, puis profiter de sa retraite. Aujourd'hui, les alertes s'accumulent : chômage à 8,3 % et croissance à 0 % au deuxième trimestre 2026, dette publique à 119 % du PIB et une inflation sur 12 mois glissants proche de tripler, à 3,1 % en septembre.
Le 21 octobre, le rendement de l'OAT française à dix ans franchissait 5 %, du jamais-vu depuis 2002. Les marchés demandent davantage pour prêter à l'État. L'État emprunte plus cher.
La vie coûte plus cher. Mais les revenus du travail vont-ils suivre et suffire à l’avenir ? Même prospère, vous restez dépendant de variables que vous ne maîtrisez pas.
Le vrai risque des retraites n'est pas celui que vous croyez Trois grandes sources alimentent les revenus des ménages : Les revenus du travail et de la retraite. Les revenus de l’héritage. Les revenus du capital.
Les premiers dépendent du travail que vous réalisez ou des cotisations que vous avez faites. Votre temps et vos compétences sont troqués contre un revenu. Si ces derniers peuvent augmenter, leur progression ne suit pas vraiment le coût de la vie.
Quant aux retraites, leur revalorisation ne garantit pas le maintien du pouvoir d'achat face à l'inflation. Aujourd’hui, à l’heure où l’intelligence artificielle apprend à accomplir en quelques minutes des tâches qui nécessitaient historiquement des années de formation et où le déficit des retraites se creuse, une question cruciale s’impose : combien de temps avant de voir les revenus du travail dévalorisés et les pensions remises en question ? Les deuxièmes – les revenus de l’héritage – dépendent des règles en matière de transmission mises en place par le régime au pouvoir.
Au vu de l'appétit insatiable de l'État pour combler son déficit et de la dynamique des dernières lois de finances en matière de taxation, autant tirer à la loterie son ticket gagnant. Naturellement, il reste donc une dernière piste à explorer. Une piste qu’il est encore possible d’optimiser en utilisant les bonnes stratégies, les bons véhicules d’investissement et la bonne connaissance patrimoniale : les revenus du capital.
Pas encore recoupée
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- BFM Business29 oct., 09:00
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