Marylise Léon réélue à la tête de la CFDT
Dans un scrutin sans suspens, la secrétaire générale sortante a été reconduite à une large majorité par les adhérents ce jeudi 25 juin.

Réunis en congrès à Bordeaux, les 41 délégués CFDT ont reconduit Marylise Léon à l’unanimité à la tête du syndicat ce jeudi 25 juin. La secrétaire générale, seule candidate à sa succession, va donc rempiler pour un mandat de quatre ans supplémentaires, après avoir pris la suite de Laurent Berger en 2024. Longuement applaudie lors de ses interventions, Marylise Léon peut se satisfaire d’une CFDT réunie.
Ce mercredi, le rapport sur l’activité du premier syndicat français, qui rend compte des actions des quatre dernières années, a été largement adopté à 86,65%. Le reste du Congrès s’est déroulé sans heurt. Seule ombre au tableau: le rejet ce jeudi d’une hausse de la cotisation proposée par la direction confédérale sortante.
Suggérée pour renforcer l’autonomie de la CFDT et donner plus de moyens aux plus petites branches du syndicat, la proposition a finalement été écartée par les délégués. L’élection présidentielle dans le viseur Dans les prochains mois, la secrétaire générale espère faire entendre sa voix dans une campagne présidentielle qui s’annonce mouvementée. Dès son discours inaugural prononcé ce lundi, Marylise Léon a fustigé l’extrême droite, avec laquelle «il n’y a pas de compromis possible».
«Ce qu’ils veulent, c’est une photo ou le plateau télé avec la CFDT et nous diviser», a ajouté la secrétaire générale. Marylise Léon se désolidarise également de l’extrême gauche, dont le syndicat «ne partage ni les méthodes, ni les objectifs. » «Nous ne mettons pas de signe égal entre extrême droite et extrême gauche», détaille toutefois la cédétiste qui «rejette viscéralement la préférence nationale».