Débarqué de la direction de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet se recase à la tête d'Eurostar pour affronter la future concurrence
Le responsable arrive à un tournant pour l'opérateur transmanche dont le monopole est contesté par de nouveaux acteurs.
Il avait été "remercié" de la direction de la très puissante filiale SNCF Voyageurs (qui opère TGV, Intercités et autres TER) en plein été par Jean Castex le nouveau président du groupe, Christophe Fanichet reste dans le groupe et rebondit finalement à la tête d'Eurostar, filiale à 51% de SNCF Voyageurs, à compter du 1er décembre. En tant que directeur général, il remplace Gwendoline Cazenave. Christophe Fanichet "apportera sa vision et son expérience de la grande vitesse et des activités internationales, de l’ouverture à la concurrence des marchés du transport ferroviaire en France et en Europe, ainsi que de la performance et de l’innovation, tant dans les domaines industriels que dans les services aux voyageuses et voyageurs", peut-on lire dans un communiqué.
Outre Paris et Londres, Eurostar exploite une flotte de 51 trains à grande vitesse, dessert des destinations en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne, depuis l'intégration d'Eurostar et de Thalys sous une marque unique. "Je me réjouis de rejoindre les équipes d’Eurostar Group pour me consacrer à son développement. Eurostar est une compagnie magnifique dont je connais le talent et l’engagement des agents au service de nos clients, la force du réseau à travers l’Europe, et la puissance d’être une référence mondiale du voyage.
Je mesure le challenge que représente la nouvelle page qui s’ouvre. Nous aurons à déployer les investissements et les transformations nécessaires pour assurer l’essor d’Eurostar dans un environnement concurrentiel", commente Christophe Fanichet. Le responsable arrive à un tournant pour l'opérateur transmanche dont le monopole est contesté par de nouveaux acteurs qui pourraient commencer à opérer en 2030, notamment Virgin Trains et Trenitalia (les plus avancés) mais aussi des "pure players" comme Gemini ou encore Heurotrain.
Contre-offensive Christophe Fanichet devra donc piloter la contre-offensive mise en place par Gwendoline Cazenave avec l'objectif d'atteindre les 30 millions de passagers en 2030 contre 20 millions l'an passé. L'opérateur va lancer trois nouvelles liaisons pour le début des années 2030: Londres–Francfort, Londres–Genève et Amsterdam/Bruxelles–Genève. Pour accompagner cette consolidation, elle a commandé à Alstom 30 trains à grande vitesse (plus 20 en option) pour un montant de 1,4 à 2 milliards d'euros.
La capacité en sièges de ces rames à deux niveaux (une première dans le tunnel) augmentera de 20%, à 540 sièges. En circulant couplées, elles offriront environ 1. 080 sièges par service.
Ces nouveaux trains porteront la flotte totale à 67 rames et devraient être livrés à partir de 2031. L'opérateur affiche donc une certaine sérénité notamment face à ses futurs concurrents. "Ce n'est pas encore pour tout de suite, on parle au minimum de 2029-2030 dans le meilleur des cas car Trenitalia et Virgin devront homologuer leurs trains et c'est très long étant donné que ces trains traversent plusieurs pays en plus du tunnel, on les considère de manière sereine", indiquait en mars dernier à BFM Business le porte-parole d'Eurostar.
Pas encore recoupée
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- BFM Business2 nov., 13:50
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