"L'union fait la force pour montrer que tout le monde souffre" : à Marseille, un cortège représentatif de la convergence des luttes
Retraités, lycéens, salariés… Les profils des manifestants à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, sont variés. Ils symbolisent la convergence des luttes voulue par les syndicats, jeudi 5 novembre.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour le regarder dans son intégralité. Un cri de colère collectif dans les rues de Marseille (Bouches-du-Rhône).
À 21 ans, Marie symbolise la convergence des luttes de ce 5 novembre. Étudiante en licence, elle porte aussi le gilet jaune depuis peu. "Par exemple, ne pas avoir la bourse et payer un plein d'essence à 2,30 euros le litre, ce n'est pas possible.
Là, le peuple se lève contre le gouvernement", affirme-t-elle. Des milliers de personnes ont répondu à l'appel de l'ensemble des syndicats, qui réclament en priorité l'augmentation des salaires. "Les travailleurs n'arrivent plus à vivre de leur travail.
Les fins de mois commencent le 15, donc il y a une urgence au niveau des salaires", assure Marc Pietrosino, secrétaire général de l’union départementale CGT des Bouches-du-Rhône. Dockers, enseignants, retraités ou gilets jaunes. Leur rassemblement est large dans le cortège.
Un doctorant en physique s'en félicite. "Dans la recherche, on a de moins en moins de moyens. Il y a des fermetures de postes chaque année.
Être tous ensemble, ça permet de mettre la pression justement au gouvernement qui ne bouge pas pour le moment", espère-t-il. La convergence des luttes et des générationsFrançois Lavaud, retraité et militant communiste, prône la convergence des luttes et des générations. "On veut une lutte intergénérationnelle et on veut montrer aux jeunes qu'on est avec eux et on veut que les jeunes viennent avec nous", demande-t-il.
Des lycéens ont également défilé jeudi matin pour réclamer plus de moyens, plus de professeurs. Pour un élève en classe de première, le ralliement des syndicats et des travailleurs est une chance : "L'union fait la force pour montrer que tout le monde souffre, tout le monde est en colère et ça va peut-être avoir plus d'impact. Et ça montre aussi qu'on est soutenus et ça fait plaisir quand ça fait des semaines qu'on a commencé le mouvement".
Partie à 10h30, cette manifestation générale poursuit sa route dans le calme, dans le centre-ville de Marseille.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo5 nov., 16:34
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