La CFDT appelle à la grève chez Uniqlo ce samedi contre la «dégradation continue» des conditions de travail
Dans un communiqué publié ce mercredi, le syndicat affirme que «plus d’un quart des magasins Uniqlo sera touché» par ce mouvement social samedi.

Du rififi au sein d’un géant nippon. Dans un communiqué publié ce mercredi, la fédération des services de la CFDT appelle à la grève ce samedi 11 juillet au sein de l’enseigne de prêt-à-porter japonaise Uniqlo, appartenant au groupe Fast Retailing. Le mouvement social devrait toucher de nombreux magasins de l’Hexagone, selon le syndicat, et vise à faire pression sur la direction afin de lutter contre la «dégradation continue» des conditions de travail.
Selon la CFDT, les salariés pâtissent d’un manque d’effectifs au sein des magasins, d’un encadrement «insuffisamment formé», de procédures «toujours plus nombreuses et complexes» ainsi que d’un «turn-over important». «Beaucoup disent être aujourd’hui à bout», insiste le syndicat, alors même qu’Uniqlo est l’une des rares enseignes à résister à la crise qui touche le prêt-à-porter en France. «Plus d’un quart des magasins» touché, selon la CFDT Le syndicat réclame donc, aux côtés des employés mobilisés, «des mesures fortes sur les salaires et la sécurité», ainsi que du «matériel adapté et unifié» dans les magasins.
Et ce, afin de partager les fruits de la réussite de l’enseigne avec les travailleurs. Les risques psycho-sociaux des «agents de maîtrise et cadres» doivent être mieux pris en charge, et un «plan de vigilance» doit être défini face aux vagues de chaleur qui touchent la France depuis le début de l’été, ajoute la CFDT. Pour l’heure, impossible d’anticiper les effets de cet appel à la grève sur le terrain.
La CFDT affirme que «plus d’un quart des magasins Uniqlo sera touché» par le mouvement social samedi, dont ceux de La Défense dans les Hauts-de-Seine, Rivoli à Paris, Strasbourg, Lille, Lyon ou encore Toulouse. De son côté, la CGT avait déjà accompagné une précédente mobilisation il y a quelques jours : «Il est temps que la richesse créée par les équipes soit mieux partagée à travers les salaires, les effectifs et les conditions de travail», brocardait le syndicat dans un communiqué.