"Une bonne dispute de famille": contrairement à Donald Trump, "quelques" responsables de la Fed voulaient une hausse des taux dès le mois de juin pour contrer l'inflation
Craignant une flambée des prix, plusieurs responsables de la banque centrale américaine ont souligné qu'un relèvement des taux directeurs pouvait être justifié mais ont fini par voter pour le statu quo, selon le compte-r

"Quelques" responsables de la banque centrale des États-Unis (Fed) ont envisagé une hausse immédiate des taux d'intérêt lors de la dernière réunion de l'institution en juin, qui a toutefois abouti à un statu quo, selon un compte-rendu de leurs débats publié mercredi. Ces discussions et les rapports de force internes sont finement scrutés pour tenter d'anticiper les futures décisions de la Fed, qui exercent une grande influence sur l'économie mondiale. Soucieux de la poussée inflationniste (+4,1% sur un an en juin), ces responsables ont souligné qu'un relèvement des taux directeurs pouvait être justifié mais se sont rangés derrière leurs collègues et ont voté en faveur du statu quo, est-il rapporté dans ce compte-rendu du premier huis clos monétaire présidé par Kevin Warsh depuis qu'il a été nommé par Donald Trump.
Ce dernier avait rapporté que les banquiers centraux américains avaient eu "une bonne dispute de famille". À l'issue de ces discussions, la banque centrale américaine a choisi de maintenir ses taux directeurs entre 3,50% et 3,75%. Suspense pour la suite Toutefois, les nouvelles projections montrent que neuf responsables prévoient désormais une hausse des taux d'ici la fin de l'année 2026, contrairement à ce qu'espérait Donald Trump.
Depuis son retour à la Maison Blanche, ce dernier fait pression sur la Fed pour qu'elle assouplisse sa politique monétaire afin d'alléger les taux d'emprunt et donner plus de souffle à l'économie américaine. Kevin Warsh a été désigné par le président Donald Trump, qui ne cache pas attendre de lui des taux plus bas, ce qui lui a valu d'être décrit par l'opposition comme un "pantin" du chef de l'État. Mais les conditions économiques ont vite évolué entre sa nomination en début d'année et sa prise de fonction en mai: la guerre avec l'Iran, déclenchée par les Etats-Unis aux côtés d'Israël, a fait bondir l'inflation au plus haut depuis trois ans (4,1% sur un an en mai).
À l'inverse, le marché du travail est apparu plus robuste qu'en 2025.