"On va être à 60 000 euros de manque" : les négociations autour du prix du lait s'annoncent tendues entre les éleveurs et la grande distribution
En Normandie, des représentants de la grande distribution ont rendu visite à des éleveurs laitiers ce vendredi 6 novembre, pour les assurer de leur soutien. Alors que les négociations entre supermarchés et industriels…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. L'exploitation de Guillaume Ferey à Englesqueville-en-Auge (Calvados), en Normandie, a reçu une visite de la grande distribution, dans la matinée du vendredi 6 novembre : E.
Leclerc, Carrefour et Auchan. Alors que les négociations commerciales vont bientôt commencer, ces représentants d'enseignes veulent montrer une image attentive face aux difficultés des éleveurs laitiers. "Tout le monde doit vivre de son travail, ce n’est pas un sujet.
Et ce n'est même pas un sujet dans les boxes de négociation. Mais effectivement, il faut que tous les acteurs qui participent à une filière prennent leur part de responsabilité", commente Pascal Robert, représentant de Leclerc, Fédération du Commerce et de la Distribution. Avec les vagues de chaleur à répétition en 2026, chaque vache a produit jusqu'à 200 litres de lait en moins par rapport à l'année dernière.
Et les charges ont considérablement augmenté. "44 000 euros en moins sur le lait, 15 000 euros de charges en plus. On va être à 60 000 euros de manque en fait", chiffre Guillaume Ferey, éleveur laitier FNSEA.
Les négociations débuteront le 1er décembreIl demande cette année au moins 8 centimes d'euros en plus par litre de lait vendu. Mais ce n'est pas la grande distribution, en visite chez lui avec qui il peut négocier. Ce sont les intermédiaires, les industriels qui lui achètent du lait.
Problème, il craint de ne pas avoir gain de cause auprès d'eux, comme en 2025. "Les industriels viennent leur annoncer, comme l'année dernière, quand ils avaient demandé 3,5% d'augmentation et qu'ils n'ont eu que 0,5% : 'finalement non, il n'y a pas eu de revalorisation, donc on ne peut pas rémunérer le lait'", résume Olivier Mevel, maître de conférences en sciences de gestion à l'Université de Brest. Les négociations commerciales entre les industriels et la grande distribution commenceront officiellement le 1er décembre.
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- Franceinfo6 nov., 16:23
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