«Le choix de Paris était le plus évident» : comment la France a récupéré l’Esports World Cup, outil de soft power saoudien
La capitale française a dû organiser au pied levé, en moins de deux mois, la coupe du monde du jeu vidéo qui devait se dérouler en Arabie saoudite. Le secteur compte sur ce coup de projecteur inattendu pour accélérer sa

Deux ans après les Jeux olympiques, voilà Paris capitale mondiale de l’esport pour l’été. L’Esports World Cup (EWC), coupe du monde du jeu vidéo, va voir s’affronter du 6 juillet au 23 août plus de 2000 joueurs professionnels de 100 pays différents dans 25 tournois sur des titres populaires tels que League of Legends, Valorant ou encore Counter-Strike 2. Si l’univers reste virtuel, la compétition est tout ce qu’il y a de plus sérieux : à la clé, un total de 75 millions de dollars (66 millions d’euros) de récompenses à se partager, dans un secteur en pleine croissance mais au modèle économique encore précaire.
La troisième édition de ce mondial né en 2024 à Riyad n’aurait pourtant pas dû se retrouver dans la capitale française.