Prix du chocolat : les astuces des chocolatiers pour amortir la flambée des coûts de l'énergie et de l'emballage
À l'approche d'Halloween, la facture en chocolat sera-t-elle cette année plus salée ? Après la flambée des prix du cacao, qui ont commencé à reculer, ce sont les coûts de l'énergie et de l'emballage qui pèsent de plus…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité. Une citrouille tout en chocolat, bien garnie, au prix de 39 euros, 28 euros pour des bouteilles, garnies elles aussi.
Des violons, des masques… Des créations originales et artisanales plus chères : environ 20% de plus en deux ans. Les clients des chocolateries l'ont bien remarqué : "Oui, je regarde les prix, parce que la moindre boîte de chocolats, ça atteint quand même des sommets", confie une femme. "Je sais qu'il a augmenté, comme beaucoup de produits de consommation… Mais c'est vrai que je ne regarde pas trop le prix ici, parce que c'est bon, c'est de la qualité", complète une autre.
Pour contenir l'envolée du prix de revient de ses chocolats, un artisan fait de gros efforts. Dans son atelier, il utilise par exemple de vrais objets pour créer ses moules, comme une citrouille. Sur une machine, la feuille de plastique chauffe et prend la forme du légume.
Un moule tout simple à faire, et un moyen de faire de grosses économies : "La citrouille, ça va coûter cinq euros. Le plastique, une feuille… Allez, 50 centimes maximum. Si je commande ça chez un spécialiste, rien que la création d'une matrice, ça coûterait 1 000 euros", pointe Serdar Sayim, chocolatier - Dadou.
Il joue sur la forme mais ne transige pas sur la qualité. Le chocolat qu'il utilise est un produit haut de gamme dont le prix ne cesse d'augmenter. "Le chocolat de qualité que j'achète, il y a 10 ans, je le payais environ huit euros le kilo.
Aujourd'hui, ça a pratiquement triplé, c'est entre 24 et 25 euros le kilo", précise l'artisan. Ses coûts ont triplé, mais il n'a augmenté ses prix que de 20% environ. Du matériel moins énergivoreDans une autre chocolaterie, l'artisan a une recette différente pour limiter la hausse des prix : acheter en gros volume et fabriquer maison, comme un chaudron d'amandes et de noisettes, pour créer son praliné.
"Le fait de le fabriquer nous-mêmes nous permet de court-circuiter un petit peu tout ce qui est emballage", indique Gilles Cresno, chocolatier. Il n'achète plus de seaux en plastique aux fournisseurs, il utilise les siens et économise cinq à dix euros par kilo de praliné. "Un seau comme ça, ça vaut sept-huit euros.
C'est pas grand-chose, mais sur 20 tonnes à conditionner en seaux de 15-20 kilos, ça fait déjà des économies importantes", souligne Gilles Cresno. Le chocolatier fait aussi des économies sur l'énergie. Il a acheté du nouveau matériel moins énergivore, comme un torréfacteur.
En boutique, ses efforts pour contenir les prix sont appréciés : "Les chocolats sont très bons et à un prix modéré. Moi qui suis un amateur de chocolat à haute dose, j'ai élu domicile ici", glisse un homme. Ici, la tablette de chocolat noir est passée de 3,50 euros à quatre euros en trois ans.
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- Franceinfo29 oct., 17:20
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