Manifestation du 31 octobre : syndicats de salariés et d'étudiants attaquent en justice sur le parcours à Paris
Le 24 octobre, les syndicats s’étaient déjà vus imposer un parcours en lisière de Paris, entre les portes d’Italie et de Vincennes. Pour le 31 octobre, le tracé retenu va de la porte de Charenton à la porte de Bagnolet.
Sept syndicats de salariés et d'étudiants ont attaqué jeudi en référé la préfecture de police afin que soit publié «au plus vite» un arrêté d'interdiction partielle de manifester samedi à Paris, entre les places de la Bastille et de la Nation comme ils le souhaitaient, afin d'avoir le temps de le contester en justice. Mercredi, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la Fage, l'Union étudiante et l'Unef, avaient indiqué que les autorités leur avaient signifié oralement cette interdiction et leur avaient proposé «le déport de la manifestation sur un parcours porte de Bagnolet - porte de Charenton», en lisière de la capitale. L'intersyndicale Île-de-France «refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à prendre un arrêté d'interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal» administratif, déclarent les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.
Un parcours qui «permet d’éviter le centre-ville» Le référé, consulté par l'AFP, demande que les arrêtés portant sur la manifestation de samedi soient publiés «au plus tard 24H00 avant le début de cette manifestation, soit au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 12H00, seule mesure permettant un accès utile au juge des référés», une procédure d'urgence. Le 24 octobre, les syndicats s'étaient déjà vus imposer un parcours en lisière de Paris, entre les portes d'Italie et de Vincennes. «Nos organisations attaquent donc au tribunal, dès à présent, la préfecture, pour enjoindre cette dernière à édicter son arrêté d'interdiction au plus vite, afin que nous puissions le contester» dans le but de «faire respecter le droit fondamental de manifester, y compris le choix du parcours», ajoutent les syndicats.
L'intersyndicale appelle à une conférence de presse vendredi à 10H00 à la Bourse du Travail de Paris «pour parler de la situation et rappeler que le droit de manifester ne se négocie pas». De son côté, la Coordination des gilets jaunes a annoncé dans un communiqué avoir sollicité la préfecture pour un rendez-vous vendredi matin sur le parcours de manifestation qu'elle a déclaré lundi entre les places de la Bastille et de la Concorde. Le parcours de la porte de Charenton à la porte de Bagnolet «permet d'éviter le centre-ville, d'éviter aussi la casse et donne une grande visibilité aux manifestants», justifie le préfet de police de Paris Patrice Faure dans une interview publiée jeudi soir sur le site du Parisien.
Le cheminement habituel des cortèges entre les places de la République, de la Bastille et de Nation, dans le centre de la capitale, ne peut plus être reconduit «pour un temps» car «les conditions ne sont pas réunies», ajoute-t-il, pour des questions de sécurité liées aux risques d'attentat et pour permettre aux commerçants «d'exercer leur activité commerciale».
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro30 oct., 07:28
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