"Même les steaks hachés, c'est devenu un grand luxe" : les cortèges contre la vie chère font le plein en France
Vivre de son salaire : c’est cette exigence qui a rassemblé les manifestants de Paris à Perpignan en passant par Lyon et Marseille, jeudi 5 novembre. Au total, 575 000 personnes ont défilé en France selon le ministère…
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. Les rues de Paris, bondées.
Les cortèges ont fait le plein dans la capitale mais aussi dans plusieurs villes de France, jeudi 5 novembre : entre 600 000 selon la préfecture et 1,6 million de manifestants selon les syndicats dans tout le pays. Enseignement, écologie et pouvoir d'achat, ces revendications ont été défendues par des lycéens, des retraités et même des familles. Nadja manifeste avec son fils.
Elle gagne plutôt bien sa vie et pourtant, doit faire des choix au quotidien : "On n'a pas encore allumé le chauffage. Donc il fait 17 chez nous, mais on fait des petites économies comme ça. "Des cortèges partout en FrancePlus tôt dans la matinée à Perpignan, entre 3 800 et 5 000 manifestants ont défilé.
Parmi eux, des Français aux fins de mois plus que difficiles, comme une mère de trois enfants. "Je ne suis même pas au SMIC, donc arrivé à un moment, ce n'est pas possible. J'ai l'impression d'avoir un salaire d'il y a 20 ans en arrière.
Je ne peux pas survivre avec mon salaire. Je ne survis même pas, je ne vis même pas", assure-t-elle. Sa colère est partagée par cette éducatrice spécialisée.
"On travaille, on fait des métiers exigeants, on finit nos mois à découvert. Est-ce que c'est normal que des salariés ne puissent pas finir le mois ? Non, ce n'est pas possible de devoir faire des choix : partir en vacances avec nos enfants ou faire les courses", fustige-t-elle.
Faire ses courses pour remplir son frigo avec peu de moyens : à Lyon (Rhône), une mère de famille au RSA n'y arrive pas toujours. "L'inflation, je l'ai prise en pleines dents. Même les steaks hachés, c'est devenu un grand luxe.
Les repas qu'on a sautés avec les minots, je ne les compte plus", confie-t-elle. Une profonde crise du pouvoir d'achat À Marseille (Bouches-du-Rhône), ils étaient entre 14 000 et 150 000 manifestants. Ici aussi, le mot d'ordre : des revenus trop bas et qui n'augmentent pas assez vite selon certains salariés, même dans les grands groupes.
Une manifestante réclame des augmentations générales. "La charge de travail ne fait qu'augmenter. Par contre, les salaires, eux, ne suivent pas du tout.
On nous propose des augmentations au lance-pierre et pour très peu de collaborateurs en fin d'année", assure-t-elle. La crise du pouvoir d'achat a fortement mobilisé aujourd'hui, avec jusqu'à 350 000 manifestants dans la capitale, selon les syndicats. Leurs représentants demandent que les plus bas salaires soient réévalués rapidement.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo5 nov., 21:34
| Éditeur Franceinfo (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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