Carburants : à l’orée des vacances d’été, les prix restent au-dessus de leur niveau pré-guerre au Moyen-Orient
Selon les données officielles du gouvernement publiées ce lundi, la facture du plein a légèrement baissé la semaine dernière. Elle reste toutefois salée, notamment par rapport à l’année dernière.
Du mieux... mais le retour à la normale attendra. À l’orée des vacances d’été, qui viennent de débuter dans l’ensemble du pays, l’accalmie sur les prix du pétrole se poursuit, bien aidés par la désescalade au Moyen-Orient.
De quoi entraîner, dans leur sillage, les prix à la pompe. Une bonne nouvelle pour les conducteurs, nombreux à prendre la route ces prochaines semaines. Selon les données officielles du ministère de la Transition écologique publiées ce lundi, le litre de gazole a continué à baisser la semaine dernière.
En moyenne, il s’affichait à 1,8630 euro en moyenne dans l’Hexagone en fin de semaine dernière, un montant quasiment stable sur sept jours. De son côté, l’essence a suivi le même chemin, perdant environ un centime sur une semaine. Le litre de SP95 coûtait 1,9211 euro en moyenne, celui de SP95-E10 1,8734 euro et celui de SP98 1,9741 euro.
Pas encore de retour à la normale Si la dynamique baissière a ralenti, la facture du plein a considérablement diminué après l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran, signé à Versailles par Donald Trump le 17 juin. Pour le gazole, la chute est considérable, atteignant 45 centimes entre le pic de mi-avril et la semaine dernière. La facture du diesel est ainsi au plus bas depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Du côté de l’essence, les prix ont perdu entre 14 et 18 centimes par rapport au milieu du mois de mai, revenant au plus bas depuis plus de trois mois. Malgré ces baisses, qui représentent autant d’économies à chaque plein pour les conducteurs, la situation reste fragile. Côté matières premières, le pétrole n’a toujours pas retrouvé son niveau pré-déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, stagnant à 71,70 dollars dans le cas du baril de Brent de la mer du Nord ce lundi.
Soit encore quelques dollars de plus par rapport à la mi-février. La différente est plus flagrante sur les produits finis : le gazole et l’essence restent 19 à 21 centimes plus chers au litre qu’à l’époque, malgré les baisses enregistrées ces dernières semaines. L’an dernier à la même époque, le gazole coûtait 1,59 euro à titre de comparaison.
Malgré cette embellie, TotalEnergies a d’ores et déjà annoncé maintenir son plafonnement des prix à la pompe dans ses stations-service «situées en zones rurales» cet été. De son côté, l’exécutif appelle à la patience, estimant qu’il faudra du temps avant que l’accalmie dans le détroit d’Ormuz se transmette dans les stations de l’Hexagone. Un point de vue partagé par Patrick Pouyanné : il faudra encore attendre «trois à quatre mois» pour que le marché du pétrole «réussisse à se reréguler» , a prévenu le patron de TotalEnergies lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence le week-end dernier.