"Une très forte hausse liée à la guerre au Moyen-Orient" : visualisez la flambée du prix du gaz depuis le début de l'année 2026
Le prix repère de vente de gaz naturel a augmenté de 42% depuis janvier. Avec le retour du froid, la nouvelle hausse au 1er novembre va peser sur les factures des six millions de foyers bénéficiant de tarifs indexés.
Une nouvelle hausse, juste au moment de rallumer les radiateurs. Le prix de référence du gaz augmente, dimanche 1er novembre, de 6,6% pour les six millions de foyers bénéficiant de tarifs indexés* (60% des abonnés résidentiels au gaz), autrement dit qui varient tous les mois en fonction des cours du marché. Selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), le prix moyen de référence s'établira à 194,90 euros TTC le mégawattheure (MWh) en novembre, contre 182,88 euros en octobre et 136,88 euros/MWh en janvier 2026.
<img src="https://public. flourish. studio/visualisation/30706874/thumbnail" width="100%" alt="chart visualization" />Ce prix repère de vente de gaz naturel, qui intègre les coûts de l'énergie sur les marchés de gros et les coûts hors approvisionnement (acheminement, stockage...
), a donc bondi de 42,4% depuis le début de l'année. "Cette très forte hausse est liée à la guerre au Moyen-Orient", explique Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting et Terra Nova. La fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel passait un cinquième de la production mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar, a obligé certains pays (principalement asiatiques) à se tourner vers d'autres fournisseurs, ce qui a provoqué une forte compétition pour se fournir en gaz et donc une hausse des prix.
"Début janvier, [le prix de gros du gaz naturel] tournait autour de 30 euros/MWh, contre 90 euros aujourd'hui", continue Nicolas Goldberg. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne sur le marché de gros, dépasse par exemple les 90 euros/MWh – 97,50 euros/MWh lundi 26 octobre –, un niveau qu'il n'avait plus atteint depuis décembre 2022 et le choc énergétique lié au déclenchement de la guerre en Ukraine. "Compliqué d'anticiper une vraie chute des prix avant la fin de l'hiver"Jusqu'ici, la hausse des prix liée cette fois au conflit dans le Golfe a eu peu de conséquences sur la facture des ménages puisqu'elle est intervenue au printemps et en été, à une période où le gaz ne sert que pour la cuisson et l'eau chaude.
Mais le retour de l'hiver va obliger les Français à rallumer le chauffage, et donc à utiliser beaucoup plus de gaz. À lire aussi Quelles sont les solutions pour faire baisser sa facture de gaz ? Si la situation reste "à peu près stable d'ici la fin de l'année", la CRE estime que la facture annuelle de 2026 pourrait être en moyenne 11% plus élevée que la facture de 2025 pour les abonnés aux tarifs indexés.
Soit une hausse moyenne d'environ 135 euros. Alors que l'Europe aborde l'hiver avec des stocks de gaz plus bas que la normale, les prix pourraient encore continuer à monter dans les prochains mois. "Il est difficile de prédire les prix tant ils dépendent de la géopolitique mondiale, mais cela semble compliqué d'anticiper une vraie chute avant la fin de l'hiver", résume Nicolas Goldberg.
Pas encore recoupée
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- Franceinfo1 nov., 07:36
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
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