Microsoft annonce la suppression de 4.800 postes dans le monde, en partie liée à la restructuration de la Xbox
Microsoft annonce la suppression de 4.800 postes immédiatement, dont 1.600 chez Xbox, et prévoit 1.600 suppressions supplémentaires d’ici juin 2027, soit 6.400 postes au total
« Notre activité [jeux vidéo] ne se porte pas bien ». Microsoft annonce, ce lundi, la suppression immédiate de 4. 800 postes, dont 1.
600 au sein de sa filiale de jeux vidéo Xbox. Une restructuration profonde en réponse à des résultats décevants. Le reste des postes supprimés touchent les équipes commerciales.
Le groupe de Redmond prévoit également de réduire les effectifs de Xbox de 1. 600 emplois supplémentaires d’ici la fin de son année fiscale 2027 (fin juin 2027). Soit 6.
400 postes supprimés au total. Cette communication s’inscrit dans le cadre d’un plan de réorganisation du département jeux vidéo, qui va entraîner, entre autres, la sortie de quatre studios du périmètre de Microsoft. « Nos marges opérationnelles sont 3 à 10 fois moindres que celles des plateformes et des éditeurs comparables », écrit Asha Sharma, la patronne de la division jeux vidéo du groupe, nommée en février avec mission de la relancer.
Selon elle, Microsoft présente « des coûts structurels plus élevés et un parc » de consoles Xbox « moins important » que ses grands concurrents, à savoir Sony et Nintendo. Pour compenser, l’entreprise a tablé sur la consommation de contenus, notamment via sa plateforme en ligne par abonnement Game Pass, lancée en 2017, un catalogue de titres plus étoffé et une approche multisupports. Mais cette stratégie n’a pas produit de la croissance « au rythme que nous espérions », a reconnu Asha Sharma, tandis que, dans le même temps, leur « activité principale s’est affaiblie ».
« Et voilà que l’industrie fait face actuellement à la crise (des consoles) la plus sévère de son histoire. Il faut réinitialiser Xbox. » Plusieurs vagues de licenciements Les suppressions immédiates de postes portent sur environ 2 % des effectifs de Microsoft.
Depuis la sortie du Covid-19, le groupe a procédé à plusieurs vagues de licenciements, notamment une de 10. 000 personnes début 2023 et une autre d’environ 9. 000 postes en 2025.