4 heures pour piller Binance : la plateforme crypto révèle ce qu’il s’est vraiment passé lors de la cyberattaque
Cinq jours après le plus gros vol de l'histoire des cryptomonnaies, Binance publie un premier rapport d'investigation sur la cyberattaque. Au terme d'une enquête préliminaire, la plateforme révèle comment les pirates…
Cinq jours après le plus gros vol de l’histoire des cryptomonnaies, Binance publie un premier rapport d’investigation sur la cyberattaque. Au terme d’une enquête préliminaire, la plateforme révèle comment les pirates sont parvenus à pénétrer au sein de ses portefeuilles afin de voler plus de 6 milliards de dollars. Selon Binance, tout a commencé par un simple entretien d’embauche.
Binance est revenu en détail sur la cyberattaque éclair qui l’a délesté de plus de 6 milliards de dollars de cryptomonnaies . Le géant de l’industrie commence par présenter ses excuses à ses utilisateurs « pour l’inquiétude, les perturbations et l’incertitude » découlant du vol, et rappelle que près de 2,85 milliards de dollars de cryptos dérobés ont été gelés ou interceptés. Binance assure à nouveau qu’il absorbera toutes les pertes, et que 98 % des actifs touchés ont déjà été reconstitués au 31 octobre.
D’après les investigations menées par Binance, le casse a été préparé pendant des mois. Les premières traces de l’opération remontent au mois de juin. Au début de l’été, un ingénieur de l’équipe chargée des portefeuilles chez Binance se met à la recherche d’un outil de codage par IA sur un moteur de recherche. Sans s’en rendre compte, il finit par télécharger une version piégée de Homebrew, un outil très utilisé par les développeurs. L’équipe de sécurité de Binance repère rapidement l’anomalie et remplace l’ordinateur professionnel de l’ingénieur. Malheureusement, le virus, logé dans le code du faux Homebrew, est parvenu à mettre la main sur des informations relatives au travail de l’ingénieur. Les pirates savent désormais quel est le travail exact de celui-ci, et de plusieurs de ses collègues.
En septembre, un deuxième ingénieur est visé par les pirates. Celui a été contacté sur une plateforme de recherche d’emploi par un faux « directeur de projet » . Sans se douter de la supercherie, il passe un premier entretien vidéo avec un prétendu recruteur. Ce faux recruteur lui montre même ses photos et ses vidéos personnelles sur les réseaux sociaux pour gagner sa confiance. Lors d’un second entretien en ligne, le développeur rencontre le PDG d’une entreprise fictive. Il est alors invité à télécharger un « exercice » sur son ordinateur de travail. Le fichier contient un logiciel malveillant inconnu, qui parvient à contourner les outils de sécurité de la machine. Dès l’installation, le virus remplace discrètement pyenv, un outil très courant chez les développeurs Python, par une version piégée. Cette version malveillante reçoit des ordres en temps réel d’un serveur sous le contrôle des cybercriminels.
Le 20 octobre, neuf jours avant le casse, les pirates passent à l’attaque avec un outil d’IA interne . Les hackers se servent de l’intelligence artificielle comme tremplin pour passer de l’ordinateur piraté à la machine de deux autres ingénieurs. Binance reste assez évasif sur la méthode employée par les pirates. Fort logiquement, la plateforme d’échange prévient que « certains détails techniques resteront confidentiels » pour ne pas aider d’autres pirates à mener des attaques. Sur l’un des ordinateurs piratés, les truands mettent la main sur un jeton d’accès qui permet de déployer des logiciels sur l’infrastructure de Binance.
Pas encore recoupée
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- 01net4 nov., 09:15
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Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
