Il veut changer la fiscalité de l'assurance-vie, empêcher d'acheter ou de vendre des actions à toute heure... Comment Mélenchon veut reprendre le contrôle de l'argent des Français et des entreprises
Supprimer les avantages fiscaux de l'épargne investie à l'étranger, mettre fin à la cotation continue des entreprises en Bourse, imposer une garantie financière aux investisseurs étrangers... Dans la nouvelle version…
Et si l'argent placé par les Français dans leur assurance-vie ne bénéficiait plus des mêmes avantages fiscaux selon qu'il finance une entreprise française ou étrangère? Et si les actions des entreprises cotées à la Bourse de Paris ne pouvaient plus s'acheter et se vendre en permanence ? Ces deux propositions figurent dans la nouvelle édition de L'Avenir en commun, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.
Au-delà des mesures déjà connues sur les salaires (Smic à 1. 700 euros net), les retraites (retour à 60 ans avec 40 annuités) ou la fiscalité des plus riches (rétablissement de l'ISF et taxe Zucman), le document défend une transformation du fonctionnement des marchés financiers. L'assurance-vie dans le viseur pour favoriser les investissements en France La première proposition pourrait concerner un placement particulièrement apprécié des Français : l'assurance-vie.
Le programme entend "supprimer les avantages fiscaux sur l'épargne française investie à l'étranger, notamment pour l'assurance-vie". Comme le révélait La Tribune, de plus en plus d'épargnants français sont tentés de placer leur argent au Luxembourg. Selon les derniers chiffres de France Assureurs, l'assurance-vie représentait 2.
161 milliards d'euros d'encours à fin septembre 2026, en hausse de 4,6% sur un an. Il s'agit de l'un des principaux réservoirs d'épargne des ménages français. Aujourd'hui, un contrat d'assurance-vie peut permettre d'investir dans des obligations d'État, des actions d'entreprises françaises, mais aussi des fonds internationaux détenant des titres américains, européens ou asiatiques.
Avec une fiscalité avantageuse : une imposition réduite des gains après huit ans de détention avec un abattement annuel de 4. 600 euros pour une personne seule et une fiscalité successorale avantageuse. Avec la proposition de LFI, cette logique pourrait changer.
L'objectif serait de réserver les avantages fiscaux à l'épargne orientée vers l'économie nationale, afin d'encourager les assureurs et les épargnants à financer davantage les entreprises françaises. Mais le programme ne précise pas comment cette distinction serait appliquée. Les avantages fiscaux seraient-ils supprimés uniquement sur les gains provenant d'actifs étrangers ?
Les contrats existants seraient-ils concernés ? Qu'adviendrait-il des fonds investissant à la fois en France et à l'étranger ? Le document ne tranche pas ces questions.
Le parti de Jean-Luc Mélenchon en dira peut-être davantage dans les prochains mois. La question est d'autant plus importante que l'assurance-vie contribue déjà largement au financement des entreprises. Selon France Assureurs, à fin 2025, 64% de ses encours étaient investis dans le financement des entreprises, en France comme à l'étranger, et 24% dans des obligations souveraines.
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- BFM Business6 nov., 18:18
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