Duralex : le tribunal d'Orléans valide l'ouverture du plan de cession, l'ex-DG en embuscade pour sauver la verrerie
Placée en redressement judiciaire le 1er juin dernier, Duralex a vu son plan de cession validé par le tribunal de commerce d’Orléans. François Marciano, l’ancien DG, se tient en embuscade pour reprendre son poste.

Deux ans après son dernier redressement judiciaire et son passage en société coopérative, l'histoire se répète pour le verrier installé à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), à nouveau placé en redressement judiciaire depuis un mois. Elle jouait son avenir ce jeudi 2 juillet devant le tribunal de commerce d’Orléans qui finalement validé l'ouverture du plan de cession de Duralex et confirmé la poursuite d'activité de la célèbre verrerie.
Selon les salariés, dont une partie a manifesté devant les marches du tribunal, une quinzaine de dossiers de reprise ont été déposés, rapporte Actu.fr. Pour autant, aucun nom n’a filtré ce jeudi. La liste devrait être connue à partir du 6 août à midi, date maximum à laquelle les potentiels repreneurs devront se faire connaître.
Parmi eux, le dossier d’une partie des salariés associés, emmenés par François Marciano pourrait être sur la pile. En effet, l’ancien directeur général de l’entreprise, évincé en avril dernier, est ouvert à l’idée d’un retour. « Il est soutenu par une majorité de la Scop qui envisage de présenter un plan de continuité de l’activité », assure auprès de Challenges Pierre Lalanne, son avocat. Ce dernier conteste d’ailleurs le licenciement de son client aux prud’hommes. En attendant l’audience contre son ancien employeur, François Marciano pourrait donc revenir aux manettes de la verrerie. « Il faut que les associés salariés obtiennent quelques informations supplémentaires avant de présenter un plan cohérent », complète Pierre Lalanne.
Reste que le retour éventuel de François Marciano intervient dans un climat social et financier très dégradé. Après l’euphorie de l’automne, marquée par plusieurs millions d’euros de promesses d’investissement, Duralex a replongé en quelques mois dans la crise. La gestion de l’ancienne direction fait désormais l’objet de vives critiques, tandis que les 243 salariés n’ont perçu qu’une partie de leur rémunération après la déclaration de cessation de paiements, intervenue peu après le départ de l’ex-directeur général. Alerté dès le mois de mars, Bercy a mandaté au printemps un audit financier indépendant, dont les conclusions ne sont pas encore connues. La prochaine audience est fixée au 17 septembre. D’ici là, l’exécutif assure suivre le dossier « de près ».