Une croissance revue à la hausse, un chômage qui baisse et un déficit qui se résorbe... Contrairement à la France, le Royaume-Uni étonne par la résistance de son économie et reçoit les félicitations du FMI
Depuis le début de l'année, l'économie britannique s'illustre par un dynamisme certes relatif mais tout de même inattendu au regard du contexte international. Outre-Manche, plusieurs indicateurs apparaissent désormais…
Il n’y a pas de quoi sauter au plafond, mais c’est tout de même une performance qui mérite d’être soulignée par les temps qui courent. En dépit de la guerre au Moyen-Orient et de ses conséquences sur l’inflation (3,5% en septembre outre-Manche), l’économie britannique semble avoir retrouvé un peu de poil de la bête ces derniers mois, à rebours de l’économie française voisine qui patine. Après des années de conjoncture détériorée tantôt par le Brexit, tantôt par le Covid, le Royaume-Uni qui s’illustrait davantage par une activité tournant au ralenti et une faible productivité s’impose désormais comme l’une des économies avancées les plus résilientes.
Jugez plutôt : malgré une consommation en panne, sa croissance en août a progressé de 0,1%, après +0,4% en juillet, bien mieux que ce que prédisaient les économistes (-0,1% en août). La progression du PIB outre-Manche a même été la plus forte des pays du G7 au premier semestre. Tandis qu’elle s’est élevée à 1,8% en glissement annuel sur les trois mois précédant août.
Du jamais vu depuis 2022. Tenant compte de cette embellie inattendue, le FMI vient de revoir à la hausse sa prévision de croissance pour l’année 2026. L’institution de Washington table maintenant sur une augmentation du PIB britannique de 1,3% cette année (+0,3 point), contre seulement 0,4% pour la France.
L’Office for Budget Responsibility (OBR), l'organisme chargé de la surveillance des finances publiques au Royaume-Uni en a fait de même avec une prévision désormais fixée à 1,2%, contre 1,1% jusqu’alors. Intelligence artificielle et résilience Si certains secteurs souffrent tout de même du contexte international, d’autres à l’image des services ou de l’industrie manufacturière se sont imposés comme les moteurs de la croissance du Royaume-Uni en résistant mieux que prévu aux pressions inflationnistes. Sans doute parce qu’ils ont su tirer les leçons des expériences passées, d'après le Financial Times qui note que "de nombreuses entreprises avaient déjà réduit leur endettement et constitué des réserves pour faire face à de nouveaux chocs, notamment en signant des contrats énergétiques à plus long terme".
"Nous avons connu la guerre, la peste et tout le reste, y compris le Brexit… Nous avons dû nous adapter à tellement de choses ces dernières années", résume encore auprès du quotidien économique Simon Kenney, directeur général de Goodfellow, entreprise spécialisée dans la fourniture de matériaux de pointe. La croissance moyenne du Royaume-Uni supérieure à celle de la France au 21e siècle Ces dernières années, l’économie britannique a progressivement distancé l’économie française, même si les deux économies demeurent proches. Selon une note de la Direction générale du Trésor, la croissance outre-Manche a atteint 1,5% en moyenne entre 2000 et 2024, contre 1,2% dans l’hexagone.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction BFM Business rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- BFM Business1 nov., 09:18
| Éditeur BFM Business (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
