Orange : La panne de mercredi était due à « un bug de logiciel » inédit, explique le directeur
Dans un entretien au Figaro, Jérôme Hénique, le directeur général d’Orange France, revient sur les causes de l’incident qui a paralysé plus de deux millions de clients mercredi dernier
Cela n’est pas passé inaperçu chez les clients d’Orange, mercredi, en fin de matinée. Impossible d’envoyer des mails, des SMS, de se connecter à Internet, hors services d’urgence… Selon le directeur d’Orange France, Jérôme Hénique, cette panne est due à « un bug logiciel sur l’un des équipements au cœur de réseau mobile, qui a provoqué une succession exceptionnelle d’incidents », a-t-il expliqué dans une interview accordée au journal Le Figaro. Pour faire simple, ce bug est apparu simultanément « sur les équipements en production et sur ceux censés assurer la redondance du cœur de réseau », explique-t-il.
C’est pourquoi les systèmes de secours qui auraient dû prendre le relais pour assurer la continuité n’ont pas fonctionné. « Il s’agit d’une situation majeure, mais qui est tout à fait exceptionnelle », souligne le directeur. Un bug « extrêmement complexe à trouver » Si différentes thèses ont circulé sur les causes de cette défaillance, notamment une possible cyberattaque ou encore une mise à jour d’un logiciel qui aurait fait dérailler le cœur de réseau, Jérôme Hénique rassure et explique que leurs experts « ont pu assez rapidement écarter cette hypothèse ».
Quant à une mise à jour d’un logiciel, il n’y en avait pas à ce moment. Le bug viendrait donc du logiciel côté équipementier, dans le code de Nokia. Un bug « inédit » et « extrêmement complexe à trouver […] Nous n’avions pas connu d’incident comparable depuis quatorze ans, même si celui de 2012 avait été plus long et avait touché davantage de clients ».
Côté dédommagement, pas besoin de démarche. Orange prévoit le doublement du volume de données pendant un mois, mais « à ce stade, nous ne prévoyons pas d’autre mesure générale, sauf dispositions contractuelles spécifiques pour certains clients entreprises », prévient Jérôme Hénique.