Schneider Electric met 3,1 milliards de dollars sur la table pour acquérir le spécialiste de l’IA dans l’industrie Cognite
Cette transaction, qui sera réglée intégralement en numéraire, vise à renforcer les capacités de l’entreprise dans le domaine de l’IA appliquée au secteur industriel.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric a annoncé, mardi, un accord en vue d’acquérir le fournisseur de logiciels Cognite, spécialisé dans l’intelligence artificielle (IA) et l’analyse de données, pour 3,1 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros). Cette transaction, qui sera réglée intégralement en numéraire, vise à renforcer les capacités de l’entreprise dans le domaine de l’IA appliquée au secteur industriel, explique Schneider Electric. Cognite, longtemps basée à Oslo (Norvège), a désormais son siège social aux États-Unis.
L’entreprise est notamment spécialisée dans la centralisation de données industrielles complexes et dans l’IA dite « agentique ». Concrètement, Schneider Electric espère que les solutions proposées par Cognite permettront à l’IA de ne plus seulement analyser les données d’une usine, mais de prendre des décisions et d’agir directement sur les processus de production. La transaction « devrait être finalisée dans les prochains trimestres » Cognite, fondée en 2017, emploie plus de 800 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires annuel de plus de 170 millions de dollars en 2025.
Schneider Electric en sera propriétaire à 100 % à terme. « Cognite a développé quelque chose de rare : une véritable plateforme d’IA de niveau industriel, capable de transformer la complexité des données opérationnelles en avantage concurrentiel », estime Olivier Blum, directeur général de Schneider Electric. La transaction « devrait être finalisée dans les prochains trimestres », espère Schneider Electric.
Cognite sera alors intégrée à Aveva, une entreprise de logiciels industriels détenue par Schneider Electric. L’entreprise avait publié fin avril un chiffre d’affaires « record » de 9,8 milliards d’euros au premier trimestre 2026, porté par « la forte dynamique des centres de données ».