Carburants : en baisse de plus de dix centimes la semaine dernière, le gazole au plus bas depuis fin février
Le litre de gazole coûtait en moyenne 1,8898 euro en fin de semaine dernière. Un chiffre en recul de 10,6 centimes sur sept jours, et de plus de 42 centimes par rapport au pic de mi-avril.
Bonne nouvelle pour les automobilistes. À deux semaines du début des vacances d’été, les prix des carburants restent largement orientés à la baisse. Selon les données officielles communiquées par les services de l’État ce lundi, la tendance s’est même accélérée la semaine dernière, à la suite du protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 juin pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Dans le détail, le litre de gazole coûtait ainsi en moyenne 1,8898 euro en fin de semaine dernière. Un chiffre en recul de 10,6 centimes sur sept jours, de 15 centimes depuis le début du mois de juin et de plus de 42 centimes par rapport au pic de mi-avril. Le diesel est ainsi au plus bas depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, fin février.
Avant le début des hostilités entre les États-Unis et Israël d’un côté, et l’Iran de l’autre, il s’affichait toutefois à moins de 1,70 euro. Le retour à la normale n’est donc pas pour tout de suite. Le recul, certes moins significatif, est aussi visible du côté de l’essence.
Le litre, en moyenne, a perdu trois centimes la semaine dernière pour le SP98, et quatre à cinq centimes pour le SP95 et le SP95-E10. La chute atteint ainsi 11,7 centimes par rapport à son pic, atteint mi-mai, pour le SP98, et 15,5 centimes pour les deux autres carburants. Le prix de l’essence est ainsi au plus bas depuis la mi-mars, mais il reste vingt centimes plus élevé qu’avant la guerre au Moyen-Orient.
Une baisse qui reste fragile Ce constat intervient alors que les prix des carburants, et le rythme du recul de la facture du plein avec la fin des hostilités au Moyen-Orient, sont dans le viseur du gouvernement. Cette baisse va de pair avec celle des cours du pétrole : le baril de Brent valait ainsi moins de 79 dollars ce lundi après-midi, au plus bas depuis le déclenchement de l’offensive israélo-américaine en Iran. L’accord conclu entre Washington et Téhéran a fait plonger son prix, passé de 90 à 77 dollars en une semaine seulement.
Mais les cours, comme les négociations entre les deux parties, sont volatils. «La normalisation des flux pétroliers reste subordonnée à une stabilisation politique et sécuritaire régionale dont l’horizon demeure incertain», rappelle d’ailleurs l’IFP Énergies nouvelles dans une note publiée ce lundi. De son côté, l’exécutif demeure lui aussi prudent, et rappelle que le retour aux prix pré-conflit «prendra encore un peu de temps».
«On a fait deux tiers du chemin à la baisse (... ). On était à 1,7 euro (au litre) à la pompe, là ce serait bien que ça se stabilise en dessous de 2 euros», a relevé le ministre de l’Économie Roland Lescure en fin de semaine dernière.