L’île de Cuba subit sa troisième coupure électrique générale en moins de dix jours
Cuba est soumise à un blocus pétrolier américain, et le réseau électrique subit régulièrement des coupures en raison de la vétusté des équipements et des pénuries de pétrole.

Cuba connaît mardi une nouvelle déconnexion totale de son réseau électrique, la troisième en mois de dix jours sur l'île soumise à un blocus pétrolier américain, a annoncé la compagnie nationale d'électricité. «À 11h 05 s'est produite une déconnexion totale du système électrique national», privant de courant les 9,6 millions d'habitants du pays, a fait savoir l'Union électrique de Cuba (UNE). Il s'agit de la troisième coupure générale depuis début juillet et de la cinquième depuis le début de l'année.
La cause n'a pas encore été annoncée par les autorités. Les deux dernières ont eu lieu la semaine dernière. Il avait fallu à chaque fois plus de 24 heures à la compagnie nationale pour rétablir le réseau sur l'ensemble de l'île, même si les très longs délestages persistent en raison de la faible production d'électricité.
Depuis fin 2024, le réseau électrique cubain subit régulièrement des coupures générales ou partielles en raison de la vétusté des infrastructures et de la pénurie de carburant. Mais la situation s'est encore aggravée depuis que Washington empêche les livraisons de carburant pour alimenter des groupes électrogènes. Ces derniers complètent la production de sept centrales thermiques vieillissantes, qui subissent des pannes fréquentes ou doivent être arrêtées pour maintenance.
Les relations entre les États-Unis et Cuba se sont considérablement tendues depuis le début de l'année, notamment après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, un allié du gouvernement cubain. Donald Trump estime que l'île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, constitue «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des Etats-Unis. Il a plusieurs fois averti qu'il pourrait en «prendre le contrôle».
Les deux pays mènent de difficiles pourparlers. Fin juin, le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, a reconnu qu'il n'y avait «aucun progrès» dans les négociations en cours.