Christian Leon (Ericsson) : « Il n’y a pas de place pour quatre réseaux mobiles en France »
Présent en France depuis 115 ans, l’équipementier télécom suédois se prépare à une consolidation du marché français, à la veille du rachat effectif de SFR par les trois autres opérateurs. Une situation qui, selon le…
L’entreprise suédoise, qui fournit une grande partie des infrastructures de télécommunications en France, fête ses 150 ans. L’occasion pour l’équipementier de dresser un bilan des enjeux à venir entre le développement de l’intelligence artificielle, le besoin de trouver de nouveaux relais de croissance dans un marché arrivé à maturité, la consolidation du marché européen ou encore l’arrivée de la 6G à horizon 2030. Tour d’horizon avec le directeur général France, Christian Leon.
LA TRIBUNE. Ericsson fête cette année ses 150 ans. Comment envisagez-vous les prochaines décennies ? Et surtout comment conquérir de nouvelles parts de marché et trouver d’autres relais de croissance alors que le marché des télécoms arrive à maturité dans de nombreux pays ?
CHRISTIAN LEON. Ericsson est présent sur le marché des télécommunications depuis 150 ans, dont 115 ans en France. Nous avons commencé par le télégraphe et dans le futur, nous connecterons de l’intelligence artificielle physique (physical AI). Chaque année, le groupe consacre un budget de 4,5 milliards d’euros à la recherche et développement. Lorsque l’on observe les premiers cas d’usage de l’IA, on constate qu’il s’agit très rapidement d’une intelligence distribuée. À travers nos téléphones mobiles, nous utilisons des assistants multimodaux. Nous faisons remonter des flux d’images et de vidéos. Or, les réseaux n’ont pas été conçus pour cela. Il existe derrière un besoin d’innovation technologique et d’innovation sur les réseaux.
À l’horizon 2030, nous anticipons bien sûr une augmentation générale du trafic, mais aussi une évolution de sa nature. Les usages de l’intelligence artificielle vont notamment accroître les besoins en débit montant, alors que les réseaux ont historiquement été principalement sollicités pour les débits descendants.
Comment se porte aujourd’hui le marché français des télécommunications ? Les opérateurs continuent-ils à investir massivement dans leurs infrastructures ou constatez-vous un ralentissement ?
Pas encore recoupée
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- La Tribune26 oct., 11:59
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