"Nous, on veut un vrai électrochoc": le gouvernement envisage d'augmenter le smic de 15 euros avant le 1er janvier, la CFDT veut "100 euros net"
Invitée ce vendredi sur TF1, la secrétaire générale de la CFDT a estimé insuffisante la possible anticipation par le gouvernement de la revalorisation du Smic prévue au 1er janvier.
Le Smic sera-t-il revalorisé plus tôt que prévu? Selon des informations des Échos, le gouvernement envisage d'anticiper de quelques semaines la revalorisation mécanique du salaire minimum normalement fixée au 1er janvier prochain, qui pourrait être de 1%, soit 15 euros net par mois. "Ce n'est pas ce que demande la CFDT", a réagi ce vendredi matin sa secrétaire générale Marylise Léon sur TF1, jugeant aussi "assez désagréable" d'avoir eu connaissance par la presse de cette mesure envisagée par l'exécutif, alors qu'elle sera reçue dans l'après-midi par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, pour parler des questions de pouvoir d'achat.
"Nous, on veut un vrai électrochoc", a poursuivi Marylise Léon, qui a appelé à une "augmentation importante" du salaire minimum. "La CFDT demande 100 euros d'augmentation du SMIC", "net", a affirmé la secrétaire générale de la CFDT. "Et à partir de là, il faut remettre à plat l'ensemble des grilles de classification, donc tous les coefficients des conventions collectives", a-t-elle ajouté, affirmant que la question salariale aurait dû être "un chantier prioritaire" depuis "trois ans".
"Les organisations patronales se sont engagées à discuter dans les branches sur ce sujet. Bilan: zéro. Ça a aussi été un des sujets de la conférence salariale d'Élisabeth Borne en 2023.
Ça n'avance pas", a déploré la leader syndicale. "Il faut passer du point mort à la cinquième" "Je dirai à Jean-Pierre Farandou: il faut passer du point mort à la cinquième. Là, directement, parce qu'il faut accélérer et être lucide sur le fait qu'il y a un vrai sujet sur le pouvoir d'achat", a affirmé Marylise Léon.
Cette dernière a par ailleurs estimé qu'une entreprise qui "ne jouerait pas le jeu sur les négociations collectives" ne devrait plus "avoir droit aux exonérations de cotisations". "Nous demandons une hausse de 10% du Smic, tout comme l’indexation de tous les salaires sur les prix", a affirmé pour sa part la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, sur Franceinfo. Mais "le problème est que [les salaires] se tassent".
"Le patronat nous fait un chantage, parce que depuis 10 ans les prélèvements obligatoires des entreprises ont baissé considérablement" et "malgré ça, il y a des entreprises qui n’augmentent pas leurs salaires et suppriment des emplois", a-t-elle assuré. "Ce qu'on veut, ce n'est pas seulement qu'il anticipe l'augmentation au 1er janvier, ce qu'on veut c'est qu'il y ait un véritable coup de pouce au Smic", a appuyé de son côté le secrétaire général de l'Unsa, Dominique Corona, sur BFM Business. L'Unsa réclame une revalorisation du Smic "dès le 1er novembre", mais aussi "un coup de pouce" pour que "les salariés les plus précaires puissent avoir plus de pouvoir d'achat", a-t-il assuré.
Pas encore recoupée
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- BFM Business23 oct., 09:13
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