À un an de l’élection présidentielle, le Cercle des économistes formule 14 propositions pour les candidats
Les organisateurs des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence plaident pour offrir une dotation d’investissement à destination des jeunes, réformer le Cese ou encore mieux mobiliser l’épargne des Européens.

Dotation pour les jeunes, champions européens, épargne fléchée vers la tech... Les organisateurs des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence ont formulé plusieurs pistes de mesures, et appelé les responsables politiques à s'en saisir pendant la campagne de l'élection présidentielle, selon un document diffusé ce samedi 4 juillet. L'événement économique qui se tenait à Aix-en-Provence à moins d'un an du prochain scrutin présidentiel a vu défiler bon nombre de personnalités politiques au cours de trois jours de débats, dont plusieurs candidats déclarés à l'Élysée pour 2027.
Les rencontres ont rassemblé 10. 000 personnes au total entre le 2 et le 4 juillet, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Boîte à idées à destination des candidats Le Cercle des économistes a présenté samedi 14 propositions, sorte de boîte à idées à destination des candidats sur les thèmes de la jeunesse et de la coopération internationale, en particulier européenne.
Ils proposent notamment de doter chaque jeune à sa majorité d'un «capital d'investissement de 10. 000 euros», financé grâce à la «fiscalité de l'héritage». Ils suggèrent de mettre en place un entretien annuel et d'offrir la possibilité à chaque élève de filière générale, professionnelle ou technologique de basculer d'une voie à l'autre.
Une sorte de clause de revoyure sur l'orientation. Une réforme du Conseil économique social et environnemental (Cese) permettrait aussi, selon eux, de garantir une meilleure représentation des jeunes, en instaurant un quota de 50% de conseillers de moins de 35 ans. Sur le plan de la coopération européenne, le Cercle des économistes soutient une politique de spécialisation des pays dans tel ou tel secteur.
«La France sur le nucléaire, les Pays-Bas sur les semi-conducteurs, l'Irlande sur les centres de données, l'Estonie sur la cybersécurité... Chacun des États membres de l'UE deviendrait le pays référent d'un secteur stratégique», détaillent les auteurs. Ils appellent aussi à mieux mobiliser l'épargne des Européens, «aujourd'hui détenue par une population vieillissante averse au risque» ce qui a pour conséquence un sous-investissement dans le secteur technologique, peut-on lire.
Les économistes proposent notamment de conditionner certains avantages fiscaux sur l'assurance-vie à des investissements dans la «tech souveraine».