« L’amateur de petits fours à Monte Carlo » : pour son premier meeting, Edouard Philippe se montre sans pitié envers Jordan Bardella
Édouard Philippe lance sa campagne en ciblant Jordan Bardella, dont il fustige les contradictions, et promet une refonte historique de l’école.

A deux jours du jugement concernant Marine Le Pen, qui pourrait l’empêcher d’être candidate et profondément rebattre les cartes dans la course à l’Elysée, Edouard Philippe a sonné une lourde charge contre le Rassemblement national. Pas un mot sur la future décision de justice dans le discours de l’ex-Premier ministre, le mieux placé dans les sondages pour battre le Rassemblement national. Mais des flèches décochées contre l’adversaire.
Le RN, « c’est en même temps qui ne s’assume pas. Social dans le Nord, libéral dans le Sud », a lancé le président d’Horizons. Et de tacler Jordan Bardella « converti au libéralisme, à l’Europe, au capitalisme » et amateur de « petits fours à Monte-Carlo », une allusion à sa présence au Grand Prix de F1 de Monaco avec sa compagne, la princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. De l’autre, Marine Le Pen qui dit « l’inverse » et se revendique « la porte-voix » des « classes populaires ».
Édouard Philippe proposera lors de la campagne présidentielle « une refonte massive de l’école », « la plus importante peut-être depuis Jules Ferry » car c’est « la clé du redressement français », a-t-il annoncé lors de son premier grand meeting de campagne, dimanche à Paris.
« Je serai le président de ce retour de l’école au coeur de la République et de l’élève au coeur de l’école », a assuré le président d’Horizons, qui souhaite notamment « que chaque élève de France ait accès à un soutien scolaire universel, combinant assistant IA personnalisée et brigades de professeurs, voire d’anciens professeurs et d’étudiants volontaires ».
« Je demanderai des efforts, mais des efforts justes, partagés et étalés dans le temps », a promis Edouard Philippe dimanche lors de son premier grand meeting de campagne présidentielle, expliquant notamment vouloir « préserver les ouvriers, les salariés modestes, les indépendants »
M. Philippe « assume » en revanche de dire aux retraités qu’ils devront « contribuer davantage au financement de notre modèle social », « aux cadres et aux employés du secteur public et privé qu’il faudra travailler plus longtemps » et « à l’Etat, à ses agences, aux collectivités, que les Français attendent d’eux qu’ils se serrent la ceinture et donnent l’exemple ».