Les canicules plombent la croissance, déplore le gouverneur de la Banque de France
Les canicules à répétition peuvent impacter la productivité, à moyen terme, explique Emmanuel Moulin qui pointe du doigt un risque pour le secteur financier.

Les épisodes caniculaires ont «clairement» un effet «négatif sur la croissance» à moyen terme, a rappelé samedi sur France Inter le nouveau gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, alors qu'une vague de chaleur s'abat depuis quelques jours sur le territoire français. Les effets «à court terme» sont «un peu ambigus» selon le gouverneur, entre potentiel impact sur la productivité et hausse de la consommation d'énergie via la climatisation. «Et c'est le cas des canicules, mais aussi des incendies, mais aussi des inondations», a étayé Emmanuel Moulin, rappelant que le changement climatique était «un risque important» pour la Banque de France et la Banque centrale européenne (BCE), «en particulier sur le secteur financier puisque ça impacte les actifs des banques, les bilans des banques et (...
) les assurances». L'Europe étant soumise à «des chocs importants au niveau énergétique et à des événements climatiques exceptionnels», il est «important de continuer à investir dans la décarbonation et dans l'adaptation», affirme Emmanuel Moulin. Pour cela, «il faut que le secteur financier y contribue.
Et donc c'est aussi le secteur privé. Ce n'est pas seulement de l'argent public qui doit être mobilisé», a indiqué le gouverneur.