«Leur modèle est fondé en partie sur la sécurité sociale» : l’éternelle angoisse des villes thermales, suspendues aux coupes budgétaires
RÉCIT - Cette année, comme la précédente et celle d’avant encore, la question de la prise en charge par l’Assurance maladie des cures thermales est posée sur la table dans le projet de Budget 2027. Un éternel débat,…
Pour trouver les thermes de Bourbonne-les-Bains, rendez-vous sur la place des Bains. Il faut suivre la rue des Bains, qui longe l’office du tourisme et du thermalisme, non loin de la grosse bâtisse rose du Thermhotel. Dans cette petite commune de Haute-Marne, moins de 2000 âmes au compteur, c’est peu dire que tout tourne autour de son établissement thermal.
Sa dizaine d’hôtels, ses restaurants et sa longue artère commerçante, elle les doit à son eau, reconnue pour ses bienfaits. «Miraculeuse», «exceptionnelle», du «pétrole» pour qui sait l’exploiter, selon les habitants qui ne manquent pas de glisser avec fierté que «même Platini est venu ici». Ce mardi, sous un ciel bruineux d’octobre, difficile d’imaginer ici un quelconque footballeur au faîte de sa gloire.
Les rues sont désertes, les locaux commerciaux cherchent des repreneurs depuis belle lurette, et une petite poignée de curistes retraités patiente dans la chaleur moite du hall d’entrée des thermes. Ce sont eux qui font désormais tenir l’établissement, et l’établissement qui tient la commune. Alors quand, dans sa copie du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, le gouvernement propose de transférer 200 millions d’euros de prise en charge des cures thermales vers les organismes complémentaires, se gardant d’en préciser les modalités, toute la ville se recroqueville sous les effets potentiels de cette annonce.
Pas encore recoupée
Seule la rédaction Le Figaro rapporte cette information pour l’instant. Elle reste « source unique » tant qu’une autre rédaction ne l’a pas confirmée.
- Le Figaro25 oct., 09:30
| Éditeur Le Figaro (niveau établi) | +76 |
| Résumé détaillé | +2 |
| Total | 78 |
Méthode : les dépêches sont regroupées d’après les mots de leur titre et de leur résumé ; chaque rédaction compte une fois ; les chiffres sont lus tels que publiés. Rien ici n’est rédigé par une IA.
