Au Maroc, les (nouveaux) ministres éclaireurs de la coopération économique avec l’Europe
Le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri est désormais à la tâche. Sur la trentaine de ministres, souvent nouveaux, quelques-uns font office de têtes d’affiches des relations économiques historiques qu’entretient…
Présenté vendredi dernier, le projet de loi de finances (PLF 2027) sera discuté par la chambre basse du Parlement ce mercredi 28 octobre. Au cœur des attentions dans un contexte économique de résilience du Royaume qui pourrait reproduire cette année ses 4,9% de croissance selon les prévisions nationales, ce PLF intègre pleinement la coopération internationale à travers son pilier « souveraineté stratégique et positionnement du Royaume comme hub régional dans sans dimension », des aspects devenus majeurs dans le déploiement économique et diplomatique du pays. Ce projet constitue également un des premiers dossiers clé et un premier grand test politique pour le nouveau gouvernement nommé, le 16 octobre, par le roi Mohammed VI. Avec à sa tête Fatima Ezzahra El Mansouri, le nouvel exécutif marocain dispose - parmi ses 32 membres - de quelques figures principales qui mèneront la coopération internationale, notamment avec l’Union européenne qui reste le premier partenaire économique et commercial du Maroc avec des échanges qui ont dépassé les 70 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,4% en glissement annuel, selon l’Office des Changes.
Si Nasser Bourita, reconduit en tant que ministre des Affaires étrangères, coiffe cette coopération économique qui revêt d’abord une dimension diplomatique, d’autres ministres apparaissent désormais, en raison de leurs portefeuilles, comme des éclaireurs de relations avec les partenaires.
Fouzi Lekjaa : cheville ouvrière du partenariat stratégique
Pour la toute première fois le 23 octobre et en qualité de ministre de l’Economie, des finances et de la performance publique, il a présenté son projet de loi de finances 2027 devant les deux chambres du Parlement réunies. Depuis 2021, Fouzi Lekjaa était ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances chargé du Budget, évoluant donc dans les arcanes de ce département hautement stratégique. Mais désormais, il en est le chef. C’est dire le rôle clé qu’il jouera désormais dans l’opérationnalisation financière du partenariat stratégique du Royaume avec Bruxelles ou même dans le cadre des accords bilatéraux avec les pays membres.
Pas encore recoupée
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- La Tribune27 oct., 09:04
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